Une star de la diversité au PQ pour Laurier-Dorion

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LAURIER-DORION (MÉDIAMOSAÏQUE) – Le Parti québécois met la barre très haut et affirme jouer la carte de la gagne en dénichant nulle autre que la présidente sortante du Conseil interculturel de Montréal pour le représenter dans le comté très multiculturel de Laurier-Dorion.

Là ou l’image libérale a pas mal été affectée en 2017 par l’affaire Sklavounos, le PQ juge que le timing est bon dans ce comté où en 2012 une entente conjoncturelle entre «péquistes» et «solidaires» aurait pu mathématiquement suffire pour ravir le comté aux libéraux.

Les ambitions exprimées, mardi dernier, lors de l’investiture de la directrice adjointe du Centre Champagnat, notamment par la vice-cheffe du PQ et députée de Joliette, Véronique Hivon et Carole Poirier, son homologue de Hochelaga-Maisonneuve, ne laissent définitivement aucun doute à ce sujet.

L’état-major péquiste, en l’absence du chef Jean-François Lisée, a, en effet, fouetté les troupes, martelé des punchlines rappelant les bons coups du parti en matière de diversité et énoncé plusieurs politiques susceptibles de favoriser une meilleure intégration des immigrants dans la société québécoise.

La nouvelle révélant récemment les scores décevants obtenus par la diversité au sein des conseils d’administration des grandes sociétés d’État dont la SAQ, Lotto-Québec, Hydro-Québec, Investissement Québec, a été largement mise en pâture par les oratrices de la soirée pour dénoncer ce qu’elles appellent l’inaction des libéraux qui détiennent les rênes du  pouvoir depuis plus de 15 ans à Québec.

Devant un public chauffé à blanc, cette Martiniquaise d’origine, qui a fait du Québec sa terre d’accueil depuis 20 ans, a mis de l’avant les nombreuses raisons qui l’ont poussée à faire le choix du Parti québécois pour effectuer son entrée sur la scène politique provinciale.

«Les valeurs véhiculées par ce parti ressemblent aux miennes», qui revendiquent davantage de «justice sociale ou de social-démocratie au profit du plus grand nombre», a laissé entendre Marie-Aline Vadius qui en a également profité pour mettre l’accent sur son expertise notamment dans les domaines de la diversité, de l’éducation.

Rappelons qu’au scrutin de 2012, le député libéral sortant Gerry Sklavounos avait été élu avec seulement 34 % du vote populaire alors que le péquiste Badiona Bazin et le solidaire Andres Fontecilla avaient remporté respectivement 26% et 24% des voix exprimées.

Une fiche qui démontre que la donne peut changer en tout temps, surtout en cas de vote utile ou d’alliance entre souverainistes, dans cette circonscription située au cœur de l’arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

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