Après la sécurité, l’économie s’amène dans Nelligan

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NELLIGAN (MÉDIAMOSAÏQUE) – À chacun son époque! Si l’ère de Martin Coiteux, qui vient de faire ses adieux à Nelligan, a été marquée notamment par la thématique de la sécurité à l’Assemblée nationale, il n’y a pas de doute que celle de Monsef Derraji, qui brigue cette circonscription sous les couleurs libérales, sera surtout, bien évidemment, en cas de victoire, celle de l’économie.

Le premier ministre l’a dit lui-même en procédant à l’investiture de Monsef Derraji dans Nelligan un comté géographiquement situé dans le West Island de la métropole. «Effectivement, nous avons un excellent candidat» dont le profil ou «la force économique» n’est plus à démontrer, a vanté Philippe Couillard, répondant ainsi à une question de l’Agence de presse Médiamosaïque autour du poids du candidat.

En réalité, le chef du Parti libéral n’avait pas besoin de forcer la note pour positionner son challenger. Car, pour effectuer ce saut en politique provinciale, le nouveau candidat a dû abandonner son fauteuil de PDG du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ). Cet organisme, vieux de plus d’un quart de siècle, d’où il vient  de boucler un règne de trois ans, témoigne, en passant, avec la même tonalité. Dans un communiqué publié à cet effet, le RJCCQ tenait à saluer,  lit-on, «l’énorme travail réalisé par Monsef Derraji et le leadership» dont il a su faire preuve au cours de son mandat.

Ainsi, pour faire passer son message, les mots «expérience», «excellence» et «compétence», constituaient le leitmotiv du vocabulaire du premier ministre du Québec qui a précisé que ces critères pesaient d’abord et avant tout dans sa décision de placer l’ex-No1 du RJCCQ dans cette forteresse libérale. On est ici à des années-lumière de la consonance du nom, du teint basané ou de l’accent qui laissent transparaître ses origines maghrébines bonifiant la candidature, si l’on se fie à la grille Couillard qui n’hésite pas à proposer du changement tout en s’appuyant sur le bilan de la continuté.

Se félicitant de son choix, qui va, selon lui, en droite ligne avec la courbe démographique actuelle du Québec, le chef libéral, en quête d’un deuxième mandat à la tête de la province, a même mis les autres formations politiques au défi de faire idem. Autrement dit, aux partis qui, théoriquement, veulent faire preuve d’ouverture, le médecin-politicien leur file la recette: placer des candidats de qualité issus de la diversité dans des endroits où ils sont certains de pouvoir gagner.

Stratège, homme de réseau, bosseur infatigable, ardent défenseur de la diversité (Lauréat du de la toute première édition du prestigieux baromètre TOP 20 de la Diversité) et admiratif des institutions et gens de sa terre d’accueil, ce Marocain d’origine a pris le soin de tisser habilement, en moins de deux décennies, toute une toile d’araignée autour de lui en cofondant avec Lamine Foura le CMQ (Congrès maghrébin au Québec), en s’impliquant dans le monde politique municipal, où il a exercé les fonctions de président du parti de Louise Harel (Vision Montréal), et notamment dans le milieu des affaires via le RJCCQ où il a encore une fois démontré l’étendue de ses talents.

QUÉBEC – CAMPAGNE ÉLECTORALE 2018 

 

AUTOUR du 6e Gala du Vivre-Ensemble:

**VIVRE-ENSEMBLE: ACTIVITÉS 16 MAI 

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