Inédit au Québec: deux Latinos élus, trois messages

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – En consacrant la victoire de Saul Polo dans Laval-des-Rapides et d’Andres Fontecilla dans Laurier-Dorion, le scrutin du 1er octobre 2018 s’est avéré triplement historique pour la société québécoise et pour la communauté latino-américaine, a analysé l’Agence de presse Médiamosaïque.

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Ce verdict a d’abord permis à un Québécois de souche colombienne, en l’occurrence, Saùl Polo, de battre son propre record en rééditant l’exploit de 2014 qui avait fait de lui, dans la précédente législature, sur la scène provinciale, le «premier et seul député d’origine latino-américaine de toute l’histoire de la politique du Québec».

Deuxième message: mythe déboulonné 

En scellant le maintien à son poste du candidat libéral, la consultation électorale de 2018 a bousillé, malgré la déferlante vague caquiste, le mythe Laval-des-Rapides, une circonscription, traditionnellement considérée comme baromètre. Pour ceux qui l’ignoraient, un mystérieux hasard a fait que, depuis 1981, le comté Laval-des-Rapides a toujours voté pour le député du parti qui va former le prochain gouvernement.

Un tabou déboulonné une fois pour toutes quand on sait que le Parti libéral du Québec (PLQ) a été quasiment rayé de la carte électorale au profit de la Coalition Avenir Québec (CAQ) de François Legault, le nouvel homme fort de la province.

Troisième conclusion et non la moindre

Cette 42e élection québécoise, la première à date fixe de la province, a aussi permis à la communauté latino-américaine du Québec de doubler sa représentativité à l’Assemblée nationale du Québec grâce à l’arrivée d’Andres Fontecilla.

Fontecilla, qui a remporté la circonscription, auparavant libérale, de Laurier-Dorion, pour le compte du parti de gauche, Québec solidaire, a également fait l’histoire en devenant  le premier Chilien d’origine à siéger comme député à Québec et le deuxième Latino à bénéficier de la confiance des Québécois sur la scène provinciale.

Notons que, les Chiliens du Québec ont été les premiers Latinos à se frayer un chemin dans les coulisses du pouvoir politique au Canada. À commencer par Oswaldo Nunezle pionnier qui, en 1993, a été élu député au parlement fédéral sous la bannière du Bloc québécois (souverainiste).

En 2011, sous les couleurs du Nouveau parti démocratique (NPD), vague orange aidant, la Montréalaise d’origine chilienne, en la personne de Paulina Ayala, a été proclamée députée fédérale représentant le comté d’Anjou à la Chambre des Communes à Ottawa.

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