OIF- L’heure de vérité sonne pour Michaelle Jean

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) Michaelle Jean serait en difficulté. L’absence du président et du premier ministre haïtiens (vraisemblablement en raison de la crise politique qui sévit en Haïti) au Sommet de la Francophonie à Dakar jouerait en sa défaveur, selon ce que rapporte le journal Le Nouvelliste Haiti

À un moment où les tractations se font en vue d’élire dimanche à la mi-journée le ou la secrétaire général (e) de l’Organisation, leur présence pourrait bien donner un coup de pouce à l’ex-GG du Canada qui a surtout besoin d’afficher son profil d’Haïtienne, de fille d’esclaves ou d’Afro-descendante, observe l’Agence de presse Médiamosaïque.

La tradition veut, en effet, qu’un Africain soit aux commandes de l’OIF. L’appui du Canada, du Québec, du Nouveau-Brunswick et d’Haïti compte, mais insuffisant, paraît-il, pour faire pencher la balance. Important de noter qu’aucun pays africain n’a jusqu’ici dit officiellement OUI à Michaelle Jean, malgré la campagne bien rodée qu’elle a menée auprès des leaders francophones des cinq continents de la planète.

La France n’a pas de candidat, certes, mais se sert toujours de son influence pour imposer le sien par le truchement d’un visage africain. Le mutisme de François Hollande, dont le pays assure les 43% du budget de l’OIF, n’est pas rassurant. D’autant que les coulisses diplomatiques rapportent que François Hollande aurait même offert le poste à Blaise Compaoré (ex-président du Burkina Faso) avant sa chute inattendue il y a trois semaines…

Toujours est-il que rien n’est joué. En l’absence de consensus africain, le choix pourrait bien porter sur l’envoyée spéciale de l’Unesco pour Haïti, vu que le portfolio des quatre autres candidats n’arrive pas à créer l’enthousiasme suscitée par celui de Michaelle Jean. La tâche revient donc au ministre haïtien des Affaires étrangères, Duly Brutus, de jouer des coudes auprès de la quarantaine de chefs d’États et de gouvernements actuellement présents au Sénégal. Mais, c’est sûr que, en matière de négociations ou de diplomatie, la stature d’un chancelier ne vaut jamais celle d’un chef d’État.

Est- ce à dire que Michel Martelly et Laurent Lamothe ont lâché Michaëlle Jean à la seconde où leur appui pourrait vraiment contribuer à faire changer la donne? On se croise les doigts!

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