Coupe du monde: le pari gagnant de la diversité

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MOSCOU (MÉDIAMOSAÏQUE) – Grâce à leurs talents, et surtout, leur diversité qui a tétanisé la planète entière, les «Bleus», par l’entremise de l’ex-capitaine, entraineur calculateur et rationnel, Didier Deschamps, l’ont fait et se retrouvent désormais sur le toit du monde.

Deuxième titre bien mérité

1998-2018 : 20 ans après, l’Équipe de France de Football, fidèle à la démographie plurielle  du pays, est à nouveau championne du monde, sous un score sans appel de 4 à 2 aux dépens de l’équipe surprise de la Croatie, un petit pays d’environ 3,5 millions d’habitants, qui a fait, faut le mentionner, un parcours de guerriers, une excellente coupe du monde!

Dès le coup de sifflet final, différentes artères, maints boulevards, en France et dans plusieurs pays du monde, ont été le théâtre de nombreuses scènes de liesse populaire. Après l’interminable refrain «Aller les Bleus», place désormais au « Nous sommes champions du monde!

Victoire du Vivre-ensemble!

S’il était question de le prouver, ce pari de la diversité, qui donne une chance égale à tous les talents, démontre que les adeptes des préjugés ou du repli sur soi se rangent définitivement dans le camp des faibles et des vaincus.

Cette victoire, aussi éclatante qu’enviable pour n’importe quel pays de la planète, saute également au visage des tenants du discours anti-immigration ou de la ligne dure qui ne voient, à travers les prismes de leurs lunettes vieillottes,  que du négatif dans l’apport de la diversité aux sociétés d’accueil.

À l’inverse, la diversité, elle aussi, se doit, d’une seule voix, de reconnaître l’ampleur de ce geste et d’applaudir cette ouverture de la société française, via l’une de ses plus prestigieuses institutions, en l’occurrence, la Fédération française de football (FFF), qui a permis à tous les talents français, sans exclusion aucune, de briller à l’échelle de la planète.

Deschamps, le «capitaine» de l’inclusion

Il importe de dire Bravo au capitaine de l’inclusion, Didier Deschamps, le principal architecte de cette victoire, qui a pris le risque de recruter et de s’entourer de ce vrai potentiel de la France, et ce, malgré les cris tonitruants des porte-étendards du repli.

Grâce à ce coup fumant des Bleus, il devient logique de penser que des noms comme Mbappé, Pogba, Rami, Dembélé, Kipembe, Hernandez, Kante, Matuidi, Madanda, Umtiti, Nzonzi, sont tout aussi francophones que français. Il ne pouvait être autrement, logiquement, après plusieurs siècles d’esclavage, de colonisation, d’impérialisme ou de Françafrique.

Parallèlement, si l’on veut être objectif, il faut avoir le courage de préciser que ce groupe créé par Deschamps va aux antipodes ou laisse apparaître les limites du fameux principe des quotas qui sous-tend que les institutions doivent refléter fidèlement, en termes de pourcentage, la démographie de la population.

Car si l’on devait veiller à toutes les origines, à la couleur de peau de chacun d’entre eux, en lieu et place de leurs capacités réelles, un telle sélection multiculturelle (où les minorités l’emportent sur la majorité caucasienne), ne verrait jamais le jour. Autrement dit, un tel sacre ou cette nouvelle étoile ne s’ajouterait pas au chandail des Bleus.

AUTOUR du 6e Gala du Vivre-Ensemble:

**VIVRE-ENSEMBLE: ACTIVITÉS 16 MAI 

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Photo en haut Cr TF1 (Les joueurs de la sélection française, version 2018, sous la direction  de l’entraineur Didier Dechamps)