Tournée de Mme Lassègue: l’Association culturelle Haïti-Canada tape du poing sur la table

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Le No 1 de l’Association culturelle Haïti-Canada n’a pas sa langue dans sa poche. Intervenant lors de la rencontre entre la ministre de la Culture et des Communications d’Haïti, il a ouvertement déclaré à celle-ci que sa démarche est viciée à la base, en reprochant notamment le manque de transparence entâchant, selon lui, le processus.

 

 

 

 

 

 

 

Au micro de l’Agence de presse «Média Mosaïque», Farolle Durosel a ajouté: «je crois que c’est mal parti. Parce que, dans la matinée, la ministre a rencontré le «CIDHICA», «Mémoire d’Encrier», la «Fondation Fabienne Colas» et «Réseau Liberté». Je ne dis que ces organismes-là ne sont pas valables, mais je pense pas que, déjà, en amputant une partie de son budget, étant donné qu’elle a fait des promesses ce matin, donc c’est des miettes qui restent pour la rencontre au Cristina».

«D’ailleurs, je ne sais pas si vous aviez remarqué, elle n’a aucunement fait référence à un chiffre qui lui reste dans son budget. Donc, il n’y a rien de prometteur. C’est vrai que cela été une rencontre très sympatique, mais en ce qui a trait aux possibilités de travailler conjointement dans l’avenir  avec la ministre, moi je n’ai pas d’espoir!», a poursuivi M.Durosel.

Odeur de partisannerie?

Durosel se défend d’être trop dur envers la ministre: «ordinairement, je suis quelqu’un de positif et je donne toujours la chance aux coureurs, toutefois en raison des informations que j’ai, cela s’annonce mal…». À son avis, «si la ministre voulait vraiment jouer l’ouverture, comme elle l’a prétendu, elle aurait dû rencontrer les organismes d’abord en leur informant du budget qui serait alloué au Québec en fonction des demandes et des possibilités.»

«Mais si elle a sciemment choisi de rencontrer des organismes en aparté, sur quelle base? Je ne sais pas! Alors que tout le monde sait que ces organisations ont des gens bien branchés dans le gouvernement, on peut tout simplement dire que rien n’a changé sous le soleil», a lâché, sans ménagement, l’ex-chroniqueur culturel, célèbre pour ses critiques, à CPAM.

Éfficacité reconnue de la ministre

Durosel d’admettre: «je me demande si elle ne devait pas être ministre de la diaspora. C’est sûr qu’en termes de communication et de relations publiques, elle est formidable! Cependant, en termes de retombées concrètes pour la culture au profit d’Haïti et de la communauté haïtienne de Montréal, moi, je le dis à l’avance, on peut oublier ça!»

À noter que, Farolle Durosel est le père du jeune manager qui a permis au Québécois d’origine rwandaise Corneille de devenir célèbre à travers le monde. «Il a mis Corneille sur la mappe», eût à dire à «Média Mosaïque», Luck Mervil, à propos de René-Frantz Durosel qui s’est séparé, dans des circonstances non élucidées, avec Corneille après le succès retentissant du premier album de ce dernier «Parce qu’on vient de loin».

Autour de la tournée au Québec de Mme Lassègue: 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr Hubert Molaire (Farolle Durosel, No 1 de l’Association culturelle Haïti-Canada répondant à «Média Mosaïque» à l’issue de sa participation à la rencontre de la ministre de la Culture d’Haïti avec les artistes à Montréal le jeudi 10 décembre dernier au Complexe Cristina)