Montréal enviable malgré la récession? Tremblay jubile, Harel s’inquiète pour les immigrants (DÉBAT)

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En pleine campagne électorale, une bonne nouvelle tombe pour le maire sortant et il l’annonce aussitôt à son auditoire : «La ville de Montréal, c’est la métropole nord-américaine qui s’en tire le mieux dans la crise économique à laquelle fait face la planète», ainsi réagissait Gérald Tremblay suite aux arguments mis de l’avant par l’organisme de promotion «Montréal International».

«On n’arrête pas un train qui marche», dixit Tremblay

Se posant lui-même la question : «Pourquoi un assez bon résultat? Le numéro un du parti «Union Montréal» répond en faisant référence implicitement  à son administration, bien évidemment : «parce que des décisions importantes ont été prises surtout en vue de favoriser la croissance et la compétitivité…».

«Pour poursuivre sur la même lancée, pour que Montréal demeure compétitive à l’échelle internationale, nous mettons de l’avant durant notre campagne les thématiques suivantes : le développement de l’économie, le savoir, la culture, le transport, l’environnement», a poursuivi le maire.

«Notre responsabilité c’est de créer un environnement favorable pour permettre à ceux qui veulent partir en affaires et aussi de faciliter la tâche à ceux qui veulent un emploi permanent de qualité», a-t-il assuré en réitérant son soutien à la Fondation du maire pour la jeunesse qui offre jusqu’à concurrence de 20 000 dollars de subventions aux jeunes entrepreneurs de 35 ans et moins.

«Ça ne va pas aussi bien pour les immigrants», rétorque Louise Harel

La candidate de «Vision Montréal», Louise Harel, n’a pas raté l’occasion pour donner la réplique au maire sortant en soutenant que la situation économique de Montréal n’est pas aussi reluisante pour qu’on la décrive qu’à travers des lunettes roses, comme l’a fait Gerald Tremblay, a-t-elle contrattaqué.

Pour doucher l’enthousiasme du maire, l’ex-ministre péquiste des affaires municipales a soulevé notamment la problématique du chômage qui, à son avis, nuit considérablement à l’image de la métropole québécoise, tant sur le plan national qu’à l’échelle internationale.

«Ce que M.Tremblay a évité de dire c’est que, comparativement aux autres villes, Montréal occupe toujours le quinzième rang en termes de chômage. Et l’on se rend compte que ce sont les immigrants, les communautés culturelles,  les minorités visibles, qui en font les frais, notamment la communauté musulmane qui connaît un taux de chômage qui est presque de l’ordre de 30%», a fait remarquer Louise Harel.

«Ça c’est ce qu’on n’a pas en commun, c’est ça ensemble qu’il va falloir résoudre et il nous faut une façon particulière pour y arriver. Car on peut bien prêcher que tout le monde est égal, mais tout le monde n’est pas égal à Montréal en regard du chômage dans notre société. Et ça il nous faut trouver des moyens particuliers, des solutions particulières pour y arriver», a souhaité la candidate de «Vision Montréal»

M.Tremblay réagissait ainsi lors d’un tête-à-tête réalisé par la Jeune Chambre de commerce haïtienne (JCCH) au cours duquel les quatre candidats briguant la mairie de Montréal (Louise Harel «Vision Montréal», Richard Bergeron «Projet Montréal», Louise O’Sullivan « Montreal Ville-Marie»)  ont été invités au Midtow Sanctuaire à révéler leurs engagements envers la diversité et la communauté haïtienne en particulier.

À venir:

*Louise Harel propose une structure pour mesurer la diversité. Tremblay y voit de la bureaucratie inutile

PHOTOS MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr Hubert Molaire (Gérald Tremblay et Louise Harel lors du débat des chefs de partis municipaux au Midtow Sanctuaire à Outremont le 30 spetembre dernier)