Mentorat d’affaires et professionnel: au REPAF, on met le pied sur l’accélérateur

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MONTRÉAL – Au REPAF, le mentorat d’affaires a le vent en poupe. Réunis en assemblée, mentors et mentorés gravitant autour de cette organisation ont fait la démonstration de la plus value d’un tel programme qui constitue, s’il faut croire les responsables, un des piliers de l’expertise de ce réseau regroupant des entrepreneurs et professionnels d’origine africaine. 

 

Une chef mentor allume l’assistance

En effet, sous la direction de la chef mentor du REPAF, Céline Juteau-Maroni, très en verve pour l’occasion, ils étaient, le mercredi 2 décembre dernier,  plusieurs dizaines à vanter les vertus du mentorat d’affaires au premier étage de la caisse de Mercier-Rosemont du Mouvement Desjardins, avait constaté sur place un journaliste de l’Agence de presse Médiamosaïque.

Et les mentors, détenant l’expérience et l’expertise dans leurs champs de compétence respectifs, et les mentorés, des jeunes entrepreneurs, pour qui les conseils avisés sont les bienvenus, plusieurs d’entre eux ont été invités par Mme Juteau-Maroni à gravir la tribune pour permettre à l’assistance de mieux saisir les contours d’une telle relation.

Pour plusieurs hommes et femmes d’affaires d’origine africaine, dont l’entreprise n’a pas encore franchi le seuil fatidique des cinq premières années d’existence, l’assistance d’un mentor peut s’avérer cruciale dans des moments déterminants, ont-ils témoigné. Souvent, ont-ils confié, une idée maîtresse, une stratégie suggérée par le mentor, font la différence et facilitent l’obtention d’un ou de plusieurs contrats à même de faire tâche d’huile dans le cheminement de l’entreprise.

Les mentors, comme plusieurs l’ont répété lors de cette soirée, avouent prendre du plaisir à donner la petite tape sur l’épaule, à voir leurs conseils produire des résultats tangibles. Ils se se sentent également valorisés par cette opportunité de devenir utiles auprès de la relève, surtout d’origine immigrante, ne disposant pas assez de repères et de contacts dans la société d’accueil.

Satisfaite de la tenue de cette soirée, Céline Juteau-Maroni a félicité les mentors et mentorés ayant fait le déplacement. Elle invite les hommes d’affaires et professionnels, toutes origines confondues, à s’inscrire au programme de mentorat d’affaires et professionnel du REPAF, qui est, a-t-elle précisé, «un programme très structuré et très formel».

 

Messie : la réussite des entrepreneurs passe par le mentorat

Pour sa part, le président du Réseau des entrepreneurs et professionnels africains, Komlan Messie, a indiqué que «ces activités qui se déroulent à tous les deux ou trois mois, visent à démystifier le mentorat, à faire connaître les avantages inhérents au statut de mentor, y compris les privilèges auxquels a droit le mentoré.»

À en croire Messie, «il est prouvé que, pour développer son entreprise, on ne peut pas être seul. Le mentor a la latitude de briser cet isolement et est prêt à guider l’entrepreneur dans la prise de décisions». Car, a-t-il prévenu, «sans mentor, l’entrepreneur a beaucoup plus de chances de se décourager en cours de route.»

Voilà pourquoi, tout en précisant que «cette soirée est un format qui s’inscrit dans la panoplie des activités organisées par le REPAF», le No 1 du Réseau des entrepreneurs et professionnels africains informe que «la cellule de mentorat prend de plus en plus d’espace au sein de l’organisation». «Il prend sa place pour que l’entrepreneuriat puisse être pérenne», a fait valoir Komlan Messie.

 

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PHOTOS MEDIAMOSAIQUE.Com (En haut, à gauche, le président du REPAF, Komlan Messie, aux côtés de sa chef mentor Céline Juteau-Maroni. En bas, une vue de l’assistance où l’on voit Mme Juteau-Maroni inviter Mohamed Aouini qui est, en passant, le directeur développement des affaires de la caisse de Mercier-Rosemont )