Bouffe haïtienne: un pas vers la standardisation au Québec

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – Lancé il y a à peine un an, le benjamin de la restauration haïtienne au Québec, «Flap Flap» joue dans la cour des grands en faisant ses premiers pas vers la standardisation nord-américaine. Il envisage d’avoir pignon sur rue dans divers endroits de la province.

À date, «Flap Flap», qui a ouvert ses portes en 2008 sur la rue Charleroi à Montréal-Nord, est le premier resto typiquement haïtien à vendre sa première franchise au Québec. L’inauguration des locaux du nouveau franchisé sis à la rue Fleury, qui devait être un exercice routinier, tenait plutôt lieu d’événement le 2 octobre dernier dans le comté d’Ahuntsic.

Une intitative saluée de tous bords

Des invités de marque, des notables du comté, différents organes de presse dont l’Agence de presse Médiamosaïque, des curieux, n’avaient pas raté l’occasion pour saluer l’arrivée de ce dernier né de la restauration haïtienne dans ce quartier multiethnique où la clientèle visée va au-delà des ressortissants provenant de la Caraïbe.

En effet, les députées provinciale et fédérale, respectivement Lisette Lapointe (Crémazie-PQ), Maria Mourani (Ahuntsic-BQ), estimaient qu’une telle initiative valait le déplacement.  Au micro de Médiamosaïque, Mme Lapointe et Mme Mourani ont toutes les deux été laudatives envers le maître à penser de «Flap Flap». Idem pour le champion du monde québécois Jean Pascal et le policier (boxeur) Evens Guercy qui figuraient parmi les convives.

2010 accueillera deux prochains Restos «Flap Flap»

La recette «Flap Flap», ingénieusement pensée par le restaurateur Ed Vertus, est un concept basé sur l’expansion. Contrairement à ses prédécesseurs dans sa communauté qui ne visent qu’à desservir les Haïtiens d’origine (quoique nombreux au Québec), ce dernier vise une plus large part de marché en ciblant la clientèle québécoise sans discrimination.

M.Vertus annonce l’ouverture de deux prochains «Flap Flap» (au printemps et à l’automne 2010) et révèle que de plus en plus de gens souhaitent acheter cette franchise «clés en mains», dont les coûts varient entre 100 et 150 000 dollars, dit-il.  Le jeune entrepreneur précise qu’il lui revient de déterminer si l’emplacement, le décor, les installations, la qualité du service et la commercialisation, conviennent au look et à la marque «Flap Flap».

Ed Vertus tient également à préciser que la cuisine qui a fait le succès de «Flap Flap» a déjà fait ses preuves à travers le restaurant «Kalalu» au centre-ville (rue Saint-Denis) qu’il a fondé depuis six ans déjà. Depuis l’été dernier, M.Vertus n’est plus le propriétaire de «Kalalu». Il l’a vendu à l’homme d’affaires et agent hypothécaire Dupuis Milhomme, a appris Médiamosaïque.

Du business, mais aussi de l’économie sociale, de la philanthropie…

Celui qui s’autoproclame le «machan-n griyo (marchand de griot-viande de porc grillée)» de Montréal informe également que «Flap Flap» flirte désormais avec l’économie sociale grâce au  partenariat enclenché avec Resto-Coop Fleury  (une coopérative de cuisiniers qui se sont mis ensemble dans le secteur) qui devient le principal fournisseur de son réseau.

Enfin pour redonner un peu à la communauté de laquelle il est issu, le responsable de «Flap Flap» a mis l’accent sur son sens philanthropique. Il a pris de nouveau l’initiative d’amasser des sous au profit de du club de boxe «L’Espoir», l’entité fondée par le policier Evens Guercy dans le but de prévenir les enfants en difficulté des milieux mafieux (gangs de rue) de Montréal.

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr Hubert Molaire (La nouvelle succursale durestaurant Flap Flap sur la rue Fleury à Montréal dans le comté d’Ahuntsic)