Virage vert dans les communautés culturelles

482

Changements climatiques, pollution, développement durable, ces thèmes, très à la mode, font également du chemin dans le monde des communautés culturelles, nous ont appris ces deux jeunes  militantes dans une entrevue à l’Agence de presse «Média Mosaïque».

 

 

 

MIE (Mobilisation interculturelle pour l’environnement) est donc le nouvel organisme qui se donne pour mandat de sensibiliser les communautés culturelles aux différents enjeux environnementaux.« Nous souhaitons créer des liens et combiner nos ressources sur le sujet de l’environnement », a fait savoir, Sandra Lee sous le regard approbateur de sa collègue Lidia Guennaoui à MEDIAMOSAIQUE.COM.

Interrogées au Salon national de l’environnement de Montréal, Sandra Lee, la fondatrice de MIE et Lidia Guennaoui, sa partenaire de l’organisme «Société environnementale», ont explicité leur vision commune de la question environnementale. Les deux jeunes femmes sont passionnées depuis leur plus tendre enfance par le bien-être de la terre et l’écologie. Mais le véritable déclencheur, en ce qui concerne Sandra Lee, aura été un cours en anthropologie environnementale. 

« À Côte-des-Neiges, nos résidents parlent entre 60 et 100 langages différents, les outils de sensibilisation ne pallient pas forcément cette réalité », souligne Lidia Guenaoui qui croit que cette difficulté peut rendre difficile la compréhension du message. Et dans ce cas précis, les responsables de MIE (Mobilisation interculturelle pour l’environnement) envisagent  mettre en place une médiathèque multilingue de ressources environnementales.

Une de leur stratégie est «de parler de choses concrètes qui touchent les quotidiens des communautés» ou bien en parlant du dumping de déchets dans leur pays d’origine (par exemple la pollution des rivières en Chine et en Colombie).Sandra Lee et Lidia Guennaoui se disent convaincues que le fait que la personne qui sensibilise soit issue de la communauté visée permet grandement de faciliter les liens et l’écoute.

Installée au Canada depuis 17 ans (c’est le cas de la fondatrice Sandra Lee qui est native de Hong Kong), cette jeune femme œuvre activement en ce sens au sein de la communauté chinoise. Ce lien au sein de la communauté d’origine est un des leviers de MIE, dont l’équipe provient, entre autres, de la Chine, de l’Italie, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, de la Colombie.

De l’avis de Sandra Lee et Lidia Guennaoui « chaque communauté doit avoir  sa propre conscience environnementale». Car, soulignent-elles, bien que le mouvement vert soit en plein essor, la vision de ce débat reste majoritairement occidentale. Selon les deux jeunes femmes, vivre l’interculturalisme en restant ouvert aux échanges, tout en affirmant ses identités, voilà  ce qui caractérise fondamentalement MIE (Mobilisation interculturelle pour l’environnement).

(SUR LA PHOTO) En haut, les responsables de l’organisme écologique MIE, Sandra Lee et Lidia Guennaoui