Repentigny, la ville des gens « heureux » au Québec

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La ville de Repentiny devient la grande championne du premier palmarès des villes où les gens sont «les plus heureux» au Québec. La ville de la région de Lanaudière accuse un IRB (indice relatif de bonheur) de 79,40, a révélé hier l’initiateur de ce projet, Pierre Côté.

 

Dans une entrevue qu’il a accordée jeudi à l’Agence de presse «Média Mosaïque», peu après la conférence de presse officielle annonçant les résultats de ce palmarès à l’Hôtel des Gouverneurs, M. Côté a énuméré les critères lui permettant d’établir ce classement inédit.
Pierre Côté estime que les raisons justifiant un IRB de 79,40 par la ville de Repentigny «sont nombreuses».

 

Les attractifs de Repentigny

Il a cependant pris le soin de mettre l’accent sur les services, la culture, les loisirs, la nature. Selon lui, Repentigny est une «ville qui a su créer son propre dynamisme en  réduisant sa dépendance à la métropole»C’est également, dit-il, une ville qui a «une situation de plein emploi avec un taux de chômage inférieur à 3%».

Le revenu annuel moyen des habitants est supérieur de 9% à la moyenne québécoise, soit 32 309 par rapport à 29 499 dollars, poursuit-il. Pierre Côté a évoqué également «le développement industriel, commercial et résidentiel accéléré et des infrastructures pour le soutenir» de cette ville.

En vertu de ces critères, Repentigny devance la ville de Rouyn-Noranda qui a atteint de son côté un IRB de 77,40. M.Côté a souligné du même coup les performances des villes comme Drummondville, Terrebonne et Rimouski qui ont selon lui, atteignent des «IRB moyens supérieurs à 77,00».

 

Montréal ne ferait pas rêver

Si l’on se fie aux statistiques de Pierre Côté, les Montréalais ne se sentent pas plus heureux que ça. Car la métropole québécoise figure au 18e rang parmi les 25 villes figurant dans ce fameux palmarès avec un IRB de 74,40. Un taux qui la place au même rang que Longueuil et Sainte-Julie.

Pire encore pour Montréal dans le classement effectué par «régions où les gens sont les heureux »  au Québec. La métropole québécoise se trouve en queue de peloton, en clair, bonne dernière sur une échelle de 14 régions sélectionnées. Raisons évoquées entre autres pour étayer la morosité des Montréalais envers leur ville ou région : «la perte des Expos, le sauvetage in extremis des jeux de la FINA, l’écroulement du viaduc de La Concorde, la tuerie du Collège Dawson.»

 

Autres facteurs jouant en défaveur de Montréal

M.Côté associe également des statistiques accablantes pour la ville de Gérald Tremblay. Il parle d’un solde migratoire négatif de 0,45%, l’équivalent de 8004 Montréalais qui fuient la ville au profit des banlieues. Il cite aussi le taux de chômage à Montréal qui est de 8,6%, un point au-dessus de la moyenne québécoise.

Le créateur de l’indice IRB se réfère enfin au salaire annuel moyen d’un Montréalais qui est de 30 267$, soit 750$ de plus que la moyenne québécoise. «C’est très peu lorsqu’on connaît les coûts pour y vivre», a commenté le responsable du nouvel instrument de mesure (IRB), Pierre Côté.

 

PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com (Pierre Côté, l’initiateur de l’indice IRB,  lors de la conférence de presse à la salle Chicoutimi de l’hôtel des Gouverneurs au centre-ville à Montréal)