Pour éviter la banqueroute du cinéma en Haïti… (FESTIVAL de FILM D’HAÏTI)

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Le bateau du 7e art menace de couler en Haïti avec tout le monde à bord: acteurs, réalisateurs, producteurs, célébrités locales, propriétaires de salle de cinéma, journalistes dits culturels. Pour inverser ce scénario apocalyptique, des hyperactifs du milieu ont eu la brillante idéée de lancer in extrémis le «Festival de film d’Haïti (FFH)».

En effet, entre le 20 et le 23 août 2009, on apprend que le cri d’alarme des initiateurs de cet événement, conçu pour réveiller les cinéphiles plongés dans un état de quasi somnolence et pour tenter d’éviter notamment la fermeture du ciné Impérial (patrimoine culturel local, endroit très prisé par le passé des amoureux), a été, quelque part,  entendu.

Même si l’effet sur les responsables politiques du milieu reste jusqu’ici très peu mesurable (vu que ceux-ci, ordinairement, ne sont jamais prompts à réagir ou sont toujours peu réceptifs même envers les cataclysmes de toutes sortes), le public, de son côté,  n’a, semble-t-il, pas fait grise mine à un telle démarche, selon les informations reçues à l’Agence de presse «Média Mosaïque».

La «qualité» comme coup de barre à ce festival

Au niveau de l’Association haïtienne des cinéastes (AHC), à l’origine de ce festival, on s’imposait une norme. Il fallait choisir et programmer des films de qualité afin de redonner goût au public qui, fort souvent, est déçu de la piètre facture qui semble devenir la marque de commerce  de la plupart des films haïtiens.

Haïti, dont on a souvent évoqué l’expansionnisme voire «l’impérialisme» de son art (lettres, musique, peinture, etc.) notamment dans la Caraïbe ou même ailleurs dans le monde, n’a, jusqu’ici, pas réussi à apprivoiser le cinéma au point d’en faire une chasse gardée, une véritable source de richesses et créatrice d’emplois.

Voilà pourquoi, un comité de cinq personnes (Claude Mancuso président de l’AHC, Moïse Kharméliaud réalisateur, Réginald Chevalier, Sylvio Tessier réalisateur et Belinda Ulysse) s’était affairé à bien visualiser les films avant de les programmer dans le cadre de ce festival.

Films sélectionnés au FFH

À noter que, parmi les longs métrages recueillis dans le cadre de la première édition du «Festival de film d’Haïti», environ quinze (15) ont été présélectionnés par ledit comité, d’après les informations obtenues par la rédaction de MEDIAMOSAIQUE.Com.

Parmi  eux, citons : «Liens de Sang» de Jean Rony Lubin et d’Isabelle Fournier, «Le péché et le pardon» de Carline Verrier, «San Papye (Sans papiers)» de Hans Patrick Domersant, «Chimen pasyon (Chemin de la passion)» de Moïse Kharméliaud, «Face unique» de Cenatus Cena, «Respekté Non Bondyé (Respectez le nom de Dieu!)», «Les aventures de Boss Djo», «El maestro» de Frantz Voltaire, «Anse à veau : l’Héritage d’Acaau» de Réginald Chevalier, etc.

Si l’on se fie au feed-back reçu jusqu’à Montréal, on confirme que le film «Liens de Sang» des réalisateurs canadiens d’origine haïtienne Jean-Rony Lubin et Isabelle Fournier a reçu un accueil chaleureux du public et a ainsi valablement représenté le  Canada au «Festival de film d’Haïti».

 

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