Le bénévolat, est-ce du temps perdu pour un nouvel arrivant? (BÉNÉVOLAT)

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Sous prétexte d’être en mode de survie à leur arrivée au pays, certains nouveaux arrivants estiment inopportun, voire incompatible avec leur quotidien, le fait de s’adonner au bénévolat. Pourtant, le statut de bénévole peut se révéler déterminant dans l’intégration d’un immigrant.

 

 

Même s’il demeure évident de trouver impérativement une « jobine » pour payer ses premières factures, il est également important de ne pas négliger le bénévolat qui est susceptible d’ouvrir bien des portes surtout en contexte de crise économique.

En donnant un peu de son temps à raison d’une (1) heure ou de deux (2) heures par jour ou semaine ou mois, la personne immigrante  élargit son  réseau de contacts, brise son isolement et s’inscrit dans l’interculturel.

Le Néo-Québécois qui néglige ce moyen de perfectionnement incontournable, fort apprécié des employeurs québécois, minimise ses chances d’embauche. Ceux ou celles qui sont à la recherche de leur première «expérience québécoise» ont tout à gagner en s’investissant dans ce champ qui fournit de façon éloquente la preuve d’une intégration citoyenne.

Origines et portée sociologique du bénévolat

L’étymologie du mot « bénévolat » vient du latin benevolus qui signifie « bonne volonté ». Dans la société québécoise, le principe de la dette sans fin fait référence au «   principe du don et du contre don » de l’anthropologue Marcel Mauss qui a voulu « comprendre les logiques de l’action humaine ».

En effet selon cet auteur, l’individu ne vit pas isolé mais en étroite collaboration avec les autres membres de la société. Chacun a une dette par rapport à un autre et cette dette n’est jamais terminée d’où l’obligation morale de solidarité.

Le bénévolat est une expérience enrichissante sur le principe du donner et du recevoir mais en même temps constitue un tremplin pour obtenir une première expérience de travail québécoise.

Dans certaines sociétés africaines par exemple, le bénévolat reste, pour la plupart du temps, une implication sociocommunautaire dans les quartiers populaires à l’occasion des événements sportifs et culturels. Au Québec, la signification du bénévolat va au-delà de ces aspects. Le bénévolat permet de « donner au suivant » tout en permettant d’accéder à un emploi de qualité.

 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com (Une cohorte d’immigrants reçus en 2007 au salon rouge de l’Assemblée nationale par la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James)

« Par le don, on mêle son âme à celle de l’autre ».  Mauss Marcel
Mauss Marcel; «Essai sur le don», Sociologie et Anthropologie, Paris, PUF, 1978, p. 78.{jcomments on}