Patricia Rimok, une «femme de tête», selon le CHAFRIC (LEADERSHIP FÉMININ)

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Née au Maroc et d’origine juive sépharade, Patricia Rimok avait six ans quand ses parents ont immigré au Québec en 1965. La Loi 101 ne s’appliquait pas encore aux immigrants. Un obstacle difficile à surmonter pour bon nombre de gens à l’époque, mais qui, pour elle, a été grandement bénéfique, puisque elle en a profité pour maîtriser l’anglais et devenir bilingue.

Voilà pourquoi Patricia Rimok suggère notamment aux immigrants qui n’arrivent pas encore à concilier leurs us et coutumes, leurs souhaits, leurs priorités avec les rigueurs du système d’apprendre à tirer profit d’une situation qui leur paraît inconfortable au départ, car l’apprentissage au final a pour vertu  de se révéler utile dans bien d’autres circonstances.

Se disant flattée d’être considérée comme une «femme de tête» par le CHAFRIC qui lançait pour l’occasion son programme «Femmes et Leadership», la présidente du Conseil des relations interculturelles (CRI-Gouv du Québec) pense qu’une femme tout comme un homme, doit, d’abord et avant tout, bien évaluer ses forces et ses faiblesses avant de s’aventurer ou penser pouvoir prendre les rênes d’une institution.

Être No 1: avantages et inconvénients

En devenant l’icône ou la pointe visible de l’iceberg, on devient ipso facto le patron qui endosse toutes les mesures susceptibles de propulser l’institution, tout comme, en revanche, la No un portera l’odieux de toutes les mauvaises décisions adoptées par celle-ci, a-t-elle fait remarquer lors de son intervention à l’hôtel de ville de Verdun.

Mme Rimok pense qu’il revient à toute personne nommée à un poste de direction au sein de n’importe quel conseil d’administration de bien voir, de soupeser, de bien analyser le mandat et la mission de l’organisme en question.

Pour que le succès soit au rendez-vous…

Il importe de bien arrimer ses capacités ou valeurs intrinsèques et extrinsèques avec les exigences minimales du poste convoité pour que le succès soit au rendez-vous. La capacité d’apprendre vite ou d’observer peut aussi se révéler un atout, a expérimenté l’invitée d’honneur de CHAFRIC.

Enfin, la «femme de tête» pense qu’il faut aussi avoir de l’audace et des idées susceptibles de séduire ou de convaincre son entourage, ses vis-à-vis, tant au niveau interne qu’au niveau externe. De tels atouts sont indispendables, pour faire adopter des décisions difficiles, voire risquées, mais qui sont susceptibles de marquer à jamais les annales de ladite institution, a conseillé Patricia Rimok.

 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr Seydou Coulibally (Partricia Rimok, présidente du CRI- Images prises lors du lancement du programme «Femmes et Leadership» à l’hôtel de ville de Verdun)