Cuba, destination de tourisme sexuel?

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Le ministère cubain des Relations extérieures dénonce, et cela, de la manière la plus vigoureuse, le rapport 2008 émis en juin par le Département d’État, qualifiant l’Île de «destination de tourisme sexuel».

 Objectif des USA: ternir la réputation de Cuba

«Le ministère des Relations extérieures rejette catégoriquement le contenu de ce nouveau rapport du Département d’État, qui méconnaît et déforme la réalité cubaine», lit-on dans une déclaration diffusée par l’organe officiel cubain, Granma, consulté en ligne par un journaliste de l’Agence de presse «Média Mosaïque».

La Havane condamne le Rapport Rice qui «se propose aussi de discréditer le sain et croissant développement de notre industrie touristique, à laquelle ils (les officiels US) refusent totalement l’accès au marché des Etats-Unis et qu’ils essaient d’étouffer par tous les moyens possibles.»

Cuba digère très mal cette attaque de Condoleeza Rice  et la voit comme une « tentative pour ternir l’image de Cuba et de son industrie touristique, et d’ignorer la politique résolue développée par le gouvernement cubain pour empêcher tout type de maux sociaux dans ce secteur et punir sévèrement les responsables de comportements aussi condamnables(…)».

Selon le pouvoir dirigé par Raul Castro, cela «peut seulement s’expliquer par l’obsession du gouvernement des Etats-Unis de méconnaître et d’essayer de freiner tout ce qui représente un progrès pour notre pays, son économie et sa société.»

La Révolution et la purification des mœurs

La réplique de la Havane poursuit en affirmant que «c’est précisément la Révolution qui a éliminé pour toujours les conditions qui encouragent le tourisme sexuel et autres maux associés, qui ont existé dans notre pays et qui ont été exacerbés par la domination coloniale imposée à Cuba jusqu’en 1959 par l’impérialisme yankee.»

«Le gouvernement des Etats-Unis a beaucoup à faire dans son propre pays, pour affronter les phénomènes là-bas rampants de la prostitution, l’exploitation sexuelle, le travail forcé et le trafic de personnes», a conclu la «déclaration» du ministère cubain.