Ignatieff émerge, mais Duceppe impose l’expérience (DÉBAT des CHEFS)

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Par La Rédaction

MONTRÉAL – Le deuxième débat, cette fois en français, vient d’éclairer un peu plus la lanterne des électeurs canadiens qui doivent prendre le chemin des urnes le 2 mai prochain. Parmi les quatre chefs, un nouveau visage dans le décor, celui de Michael Igniatieff.

Le chef du Parti Libéral, dont la perceptibilité était peu convaincante dans l’opinion depuis l’embellie de son accession à la tête de cette formation politique de centre-gauche, avait toute une cote à remonter lors de ces échanges qui n’ont pas donné lieu à une victoire nette ou une défaite de la part de l’un ou l’autre des participants.

Ignatieff, qui n’avait rien à perdre, s’est pas mal débrouillé, même s’il n’a pas su avoir le vocabulaire mordant et percutant d’un Jack Layton du NPD. Quant au chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, dans sa langue maternelle et manipulant ses dossiers avec doigté, il nageait comme un poisson dans l’eau lors de cet exercice.

Comme dans le débat en anglais, le PM sortant et chef du Parti Conservateur, a encaissé des coups. Ses rivaux n’ont pas raté une occasion pour lui rappeler que son gouvernement, puni par la motion « outrage au parlement », ne fait que copier-coller les politiques émanant du Parti républicain des USA.

Même si Stephen Harper a réussi à placer son message, ses concurrents ont été sans ménagement envers lui. « Votre gouvernement » est « autoritaire », il ne respecte pas « la démocratie » et les « valeurs canadiennes », ont tonné Duceppe, Layton et Ignatieff à l’endroit du chef conservateur.

 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr E.Ranger (Les quatre chefs, de gauche à droite, Stephen Harper du Parti Conservateur, Jack Layton du NPD, Michael Ignatieff du Parti Libéral et Gilles du Bloc Québécois)