Diversité: l’alliée qui manque au NPD pour battre Stephen Harper

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TORONTO – Le successeur de feu Jack Layton a clairement identifié un allié incontournable, à savoir la diversité, dans sa plus grande bataille qui vise à défaire en 2015 les Conservateurs de Stephen Harper. Ce dernier détient, en effet, les commandes du pays depuis déjà six ans, sans risque véritable de se faire éjecter, en raison de la dispersion ou de l’émiettement du vote de gauche.

 

Diversité: l’alliée désormais incontournable?

Une fois passée l’ivresse de l’investiture, le chef du NPD a solennellement déclaré que son parti doit sortir de sa base traditionnelle, élargir son électorat en intégrant notamment en son sein la diversité. Entendez par là, les Communautés culturelles, les Peuples autochtones ou premières nations!

Orphelin depuis quelque temps en raison de la configuration politique actuelle du Parlement, l’électorat canadien issu de la diversité, allié traditionnel du Parti Libéral du Canada (PLC), devient, en effet, une cible très accessible. Le hic demeure la méthode qui sera mise de l’avant par Thomas Mulcair…

Conscient des faiblesses actuelles du PLC, qui traîne dans les intentions de vote et qui n’arrive à se trouver un chef charismatique après les échecs répétitifs des Paul Martin, Stéphane Dion et Michael Igniatief, Mulcair écarte, jusque-là, pour l’instant, toute idée de fusion avec le Parti Libéral qui, historiquement, a pourtant fourni le plus grand nombre de premier-ministres au pays.

Même si le visage du nouveau chef du NPD est encore peu familier pour une forte proportion de Canadiens, son sens de la répartie ou sa combattivité, fait craindre le pire dans les rangs conservateurs qui n’ont pas tarder à le dépeindre comme un leader au style « vicieux », « agressif », pour répéter les propres mots de James Moore, l’actuel titulaire de Patrimoine Canada dans le cabinet Harper.

 

Démarche structurelle ou conjoncturelle?

En courtisant la diversité, Mulcair suit ainsi la ligne déjà tracée par le feu leader charismatique du NPD, Jack Layton. Ce dernier avait déjà compris que si son parti veut sortir de la marginalité, il doit absolument composer avec la diversité qui constitue quasiment la moitié de la population et même plus notamment à Vancouver, à Toronto et à Montréal, les trois plus grandes métropoles du Canada.

Il n’est pas l’ombre d’un doute que cette diversité, qui inclut les populations issues de l’immigration, les peuples autochtones, les gais et lesbiennes, les personnes handicapées, se croise les doigts pour analyser, soupeser les propositions qui seront mises sur la table par la machine Mulcair avant 2015.


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