USA-Révocation du TPS: Confusion dans les communautés haïtiennes

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WHASINGTON (MÉDIAMOSAÏQUE) – La menace a été mise à exécution à l’encontre des 58 000 haïtiens bénéficiaires du statut de TPS aux États-Unis. En effet, comme tous les signaux le laissaient présager, le département de la Sécurité intérieure a annoncé ce 20 novembre la décision de l’Administration Trump de ne pas reconduire le statut de protection temporaire (TPS). 

18 mois pour quitter le territoire américain

Conséquemment à ce non-renouvellement, ces Haïtiens, qui avaient fui leur pays après l’horrible tremblement de terre du 12 janvier 2010, ont dix-huit (18) mois pour quitter le territoire américain. Le statut de protection temporaire, qui leur permettait de vivre et de travailler légalement au pays de l’Oncle Sam, leur avait été offert par le président de l’époque, Barack Obama.

Situation suivie de très près au Canada

Au Canada, où le standard de vie nord-américain est similaire à celui des États-Unis, et où la longue frontière terrestre jouxtant les deux pays facilite les mouvements de populations, les autorités redoutent une nouvelle arrivée massive de ces ressortissants haïtiens. L’été dernier, craignant la peur d’être déportés vers leur pays d’origine advenant une éventuelle abolition du TPS par Donald Trump, ils étaient plusieurs milliers à fuir les USA en direction du Canada.

Réagissant à cet ultimatum du gouvernement américain qui fixe désormais au 23 juillet 2019 la date du renvoi vers Haïti de tous ces immigrants, le président du Syndicat des douanes et de l’immigration, Jean-Pierre Fortin, ne va pas par quatre chemins. Il presse le gouvernement canadien de se préparer à une nouvelle vague de demandeurs d’asile à la frontière canado-américaine.

Confusion dans les communautés haïtiennes

La révocation du TPS est pourtant interprétée de manière contradictoire dans les différentes communautés haïtiennes, tant en Haïti qu’à l’extérieur du pays. Sur les réseaux sociaux, si certains comprennent qu’il revient désormais uniquement aux personnes concernées de se régulariser (se marier à un américain, par exemple) pour éviter la déportation inévitable à partir du 23 juillet 2019, d’autres, en revanche, jubilent en remerciant Dieu d’avoir forcé la main à l’imprévisible Donald Trump qui, par ce geste, leur a, de manière indirecte, accordé un répit supplémentaire de 18 mois.

En clair, malgré ce soulagement apparent, le stress ne fait que commencer pour ces immigrants qui vont devoir affronter l’incertitude et débourser des sommes importantes en frais d’avocats ou de spécialistes en immigration. Les plus croyants n’en démordent pas de leur côté. Avec Dieu, disent-ils, tout peut se passer dans l’intervalle, entre autres, une hypothétique amnistie complète qui leur faciliterait l’obtention du statut de résident permanent tant convoité.

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