Une PM à Québec, une mairesse à Montréal? Harel y croit (MUNICPALES)

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – Après l’arrivée historique, l’automne dernier, d’une femme à  la tête du gouvernement à Québec,  en la personne de Pauline Marois, la municipale de novembre, à en croire Louise Harel, «sera une première dans l’histoire de Montréal. Il n’y a pas plus grand changement dans l’histoire de Montréal que celui d’avoir une femme mairesse».

 

Et cette femme c’est qui?

«Le meilleur changement… c’est une femme qui va l’incarner», a répondu, visiblement confiante, Louise Harel, une manière euphémisée de dire que l’équipe qui fera le deuil de la décennie Tremblay, marquée par de nombreux scandales de corruption, sera celle de sa formation politique ou d’une coalition qui aurait sa pleine et entière caution.

Mme Harel a répondu à cette question de l’Agence de presse Médiamosaïque alors qu’elle était en point de presse avec les médias quelques instants après son élection par acclamation (95% du vote lui a été favorable) à la tête du parti fondé par l’ex-maire de Montréal, Pierre Bourque.

 

«Pas changer pour changer»

Mais, «il faut du renouveau», s’empresse de préciser Louise Harel qui a fait valoir que  «ce n’est pas parce qu’on change l’appellation d’un parti, et puis on se retrouve avec les même gens», une pique à peine voilée à l’Équipe Coderre qui construit sa base sur les ruines du parti de l’ex-maire Tremblay, Union Montréal.

«Il faut surtout pas changer pour changer», a-t-elle averti en soutenant que le changement réel auquel aspirent les Montréalais par la capacité d’une nouvelle équipe qui sera en mesure «de faire autrement, faire différemment», a insisté la chef de l’Opposition officielle.

 

Vers une coalition au pouvoir?

Affirmant un gros « Oui j’y crois et c’est partagé par mes collègues», Mme Harel remonte à plusieurs décennies pour justifier la nécessité d’une coalition au pouvoir : « parce que Montréal, depuis Jean Drapeau jusqu’à Gérald Tremblay, pendant les soixante dernières années, a été dirigée par un parti unique presque à chaque fois, qui raflait tous les sièges au Conseil exécutif. Ils prenaient leurs décisions en secret», a fait remarquer la chef de Vision Montréal.

«Nous avons 100 millions de dollars en contrats à voter à tous les mois… Moi je crois que pour bien gérer les fonds publics les décisions doivent se prendre en public. Il ne faut pas que les élus soient isolés face à des administrations toutes puissantes. Il ne faut pas défaire les partis, mais la ligne de parti qui empêche les débats de fond et des discussions en fonction des convictions », dixit Louise Harel.

 

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