Toni Tomassi: les Italiens omniprésents en politique (PORTRAIT)

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Les Italiens d’origine figurent parmi les communautés ethniques qui se passionnent le plus pour la politique au Québec. Le ministre québécois de la Famille, Toni Tomassi, partage un tel point de vue, cependant, il confie qu’«il n’y a pas de cadeau sans implication» dans le domaine, que ce soit sur la scène municipale, provinciale ou fédérale.

La politique, génétique chez les Italiens?

Dans une entrevue accordée à l’Agence de presse «Média Mosaïque», le ministre a expliqué ce qui a fait son succès en politique et celui de la communauté de laquelle il est issu. Il raconte que le virus de la politique l’a personnellement piqué dès sa tendre enfance.

«Moi, j’ai eu la chance d’avoir un père qui adorait et qui aime encore la politique. Mon père, c’est quelqu’un qui se lève le matin, il parle de politique, il va se coucher le soir, il en parle, et à table, on parle encore de politique», a révélé Tomassi pour illustrer la dose qui s’incruste au quotidien dans les gènes des Italo-québécois.

Ascension en politique

Le député de La Fontaine a fait son entrée en politique en 2003 sous les couleurs du Parti libéral du Québec (PLQ). À la faveur d’un remaniement du cabinet, «j’ai eu la chance d’accéder au rang de ministre en 2008», a-t-il lui-même déclaré à nos micros.

Tomassi ne voit d’ailleurs aucun problème le fait qu’il soit nommé à la Famille, même si certains verraient mieux l’octroi d’un tel ministère à une femme. «Cela me convient parfaitement parce que je suis le père de cinq enfants», a-t-il relativisé.

Le Québec, une société d’intégration exemplaire

S’il convie les autres communautés à s’impliquer, Toni Tomassi juge toutefois que «le fait de prendre sa place en politique est un processus qui se fait naturellement avec le temps». Car, a-t-il expliqué, «la communauté italienne est très ancienne, elle est arrivée depuis les années 30, 40 bien avant la nouvelle immigration».

Il dit voir, au contraire, «une implication qui va même au-delà de celle des vieilles communautés» parmi les immigrants nouvellement arrivés au Québec. «Bon nombre d’entre eux ont déjà eu des qualifications dans leur pays d’origine et apportent avec eux un bagage phénoménal d’expériences et de connaissances, ce qui leur donne une longueur d’avance au Québec», a-t-il fait remarquer.

Se prenant lui-même en exemple, le ministre dit demeurer «convaincu» que le Québec constitue un modèle de société où les immigrants peuvent aspirer à toutes les fonctions. Il pense que c’est naturel et sain qu’on en fasse des débats sur la manière ou le comment de l’intégration des nouveaux arrivants dans la société.

 

 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com (Le ministre québécois de la Famille, Toni Tomassi, pose pour le photographe de l’Agence de presse «Média Mosaïque»)