Semaine de la mode: les «formes» à l’honneur

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En avance de quelques semaines sur le calendrier habituel – du 2 au 5 mars –, le Marché Bonsecours a ouvert ses portes à la crème des créateurs québécois et célébré la féminité en choisissant des mannequins aux silhouettes variées.

 

 

 

Parce que les vêtements délivrent un message, parce que les « fashionistas » ne portent pas toutes des jeans de taille XS, pour cette seizième édition de la semaine de la mode, les designers montréalais ont décidé de séduire les femmes… Toutes les femmes.

Côté création, la grande variété de vêtements drapés, dentelés, plissés, froncés ou au design minimaliste atteste que chaque créateur a un univers et un style qui lui est propre. La volonté commune de proposer aux femmes des vêtements faciles à porter donne, en revanche, une tonalité chic mais décontractée à l’ensemble des défilés.
 
Côté podium, bien que l’on retrouve  quelques « bébés Moss », petites ou grandes, noires ou blanches, cheveux au vent ou coupe garçonne, plusieurs mannequins arboraient des formes s’apparentant à celles de jeunes femmes que l’on croise dans les rues de Montréal ; c’est à dire minces, sportives mais dotées de jolis arrondis. 

Résultat : l’évènement a fait mouche ! Les efforts des organisateurs de montrer des corps de femmes et non pas des allures androgynes sont payants. Dans le showroom, en entrevue à l’Agence de presse «Média Mosaïque», une jeune fille nous a avoué « être fière d’être Québécoise lorsque je vois toutes ses jolies mannequins en santé.»

Dans la même veine, un autre mannequin, tout aussi extraverti au micro de MEDIAMOSAIQUE.COM, mais qui n’a pas souhaité que son identité soit révélée,  a déclaré « être contente de ne pas avoir besoin de vomir pour poursuivre sa carrière.»

Seul bémol, lors de l’annonce de la ministre de la culture, des communications et de la condition féminine du Québec d’encourager l’industrie de la mode à travailler avec des mannequins aux formes plus généreuses, le responsable de l’agence Sevasti, Jean Sébastien Béland, pointait le bout de son nez, en solitaire, sur l’estrade.

Pressé de justifier pourquoi la scène s’est ainsi déroulée, le numéro un de Sevasti a fait savoir à nos micros que « c’est un risque à prendre, mais la santé et l’épanouissement des jeunes filles est une priorité. » La population est prête, les mannequins le sont de plus en plus… à la « Fashionsphere » québécoise d’imposer la pulpe de ses filles en Europe !

À noter que le  maire de Montréal, Gérald Tremblay et le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation et responsable de Montréal,  Raymond Bachand, ont profité de cette 16e édition pour dévoiler leur «plan d’action visant à promouvoir Montréal comme centre de création mode en Amérique du Nord».