Reconnaissance mutuelle entre les architectes de France et du Québec

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – Grâce à cette entente, un architecte québécois peut faire valider ses acquis en France et son homologue français est autorisé à faire idem dans la Belle Province en mettant derrière eux les tracasseries professionnelles et administratives.

Cela s’est concrétisé grâce à une volonté politique du gouvernement Charest, a, d’emblée, reconnu le président de l’Ordre des architectes du Québec (OAQ), Bourassa  lors d’une entrevue accordée à l’Agence de presse Médiamosaïque.

M.Bourassa affirme que les protagonistes ont travaillé très fort pour arriver à cet accord. Il informe que les principes qui sous-tendent la loi-cadre de cette entente portent sur « la reconnaissance mutuelle,  une mobilité plus grande de la main d’œuvre et un élargissement de l’espace économique ».

Ici et en France la formation est «équivalente»

« Au lieu de procéder par une évaluation des crédits obtenus par un architecte français, comme on le faisait auparavant, on se dit que, pour un architecte en France, ce qui est le plus important maintenant, c’est beaucoup moins ses études, mais beaucoup plus, ce qu’il a fait avec ses études et son expérience au cours des années subséquentes », a expliqué M.Bourassa.

Le président de l’OAQ a précisé que « l’un des principes généraux des négociations préalables  était d’abord de constater que les formations d’architecte en France et du Québec sont globalement équivalentes ».

En vertu de ce principe, les signataires de cette entente reconnaissent désormais officiellement qu’« un architecte qui est membre de l’Ordre des architectes de France pourra s’inscrire à l’Ordre des architectes du Québec, s’il est architecte en France depuis trois ans plus. »

Alors que, parallèlement, a poursuivi le No un de l’OAQ,  « dans le cas d’un architecte membre de l’Ordre des architectes du Québec, s’il va en France même s’il est diplômé tout récemment, il pourra être admissible à l’Ordre des architectes de France. »

Petites nuances dans l’obtention de l’équivalence

Le diplômé québécois en architecture, qui veut avoir une équivalence de sa formation dans l’Hexagone, va devoir suivre une vingtaine d’heures de cours pour mieux connaître le système urbaniste de France, a précisé le président de l’Ordre des architectes du Québec.

En revanche, « l’architecte français, doté d’une expérience de trois ans et plus, pour travailler au Québec, doit assister à une cinquantaine d’heures de cours. Ce qui est important, c’est que ce ne sont pas de très longues formations », s’est réjoui André Bourassa.

Questionné sur le nombre de gens touchés directement par l’assouplissement  de ces normes corporatives, M.Bourassa a confié  que la ratification d’un tel accord peut grosso modo concerner une centaine de personnes au Québec.

«Ce qui est d’important, dit-il, c’est mieux d’éviter ces tracasseries administratives. Imaginez le cas d’un architecte français qui devait consacrer près de 5 années de sa vie et plus uniquement pour faire reconnaître son diplôme au Québec !», a illustré André Bourassa.


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(PHOTO) Cr Marco Wigender (Könige)

-Derrière: à gauche : M. Pierre Arcand, ministre des Relations internationales du Québec et M. François Alabrune, consul général de France à Québec
-Devant: à  gauche : M. André Bourassa, président de l’Ordre des architectes du Québec et M. Lionel Dunet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes de France.