Radio-Canada menacée par «l’entreprise idéologique» d’Ottawa

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De tels propos sont signés de l’ex-star de l’info de la télévision de Radio-Canada. Ce qui indique bien que Bernard Derome ne digère pas du tout  la vision conservatrice du gouvernement Harper vis-à-vis de la SRC.

 

 

 

 

Alors qu’il recevait le 21 mai dernier la «médaille d’honneur» à l’Assemblée nationale pour la qualité des services rendus à la société québécoise, l’ex-chef d’antenne du «Téléjournal » a fermé ses yeux pour laisser parler son cœur.

Commentant la crise financière à laquelle fait face la SRC, Bernard Derome n’a pas hésité à qualifier les coupes budgétaires drastiques imposées par Ottawa à la société d’État «d’entreprise idéologique de la part du gouvernement fédéral», d’après ce qu’a rapporté l’Agence de presse «Média Mosaïque».

«Si on devait continuer à se faire couper les jambes, année après année, budget après budget, si la norme signifie que désormais, on doit gérer la décroissance, comment une institution comme Radio-Canada qui a été au centre du développement des francophones et qui continue de l’être, comment cette société de services publics qui est la référence en information pourrait-elle le demeurer?» s’est demandé le journaliste qui a même suggéré au public de se porter à la défense du diffuseur public.

Bernard Derome, dont le savoir-faire et la touche personnelle ont épaté divers pans de la société québécoise, croit que le gouvernement de droite dirigé par Stephen Harper n’en sortira pas pour autant gagnant.

Car, «on connaît les conséquences d’un nivellement par le bas, il n’y aurait que des perdants sur toute la ligne», a prévenu le jeune retraité de la SRC qui a passé le maillet, il y a juste quelques mois, à la journaliste Céline Galipeau après 33 ans de service à la barre du «Téléjournal ».

 

(Photo)  Cr. PC

Bernard Derome exhibant sa médaille d’honneur après l’avoir reçue à l’Assemblée nationale du Québec le jeudi 21 mai 2009.