Québec: une option pour les Maghrébins au chômage à Montréal (RÉSEAU TI)

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QUÉBEC (MÉDIAMOSAÏQUE) – La région de la Capitale nationale dispose de bon nombre d’atouts et d’opportunités et peut se révéler une sérieuse option pour des originaires de l’Afrique du Nord, tel est le constat dressé par plusieurs intervenants lors du lancement du Réseau TI à Québec.

Bourrée de compétences, mais cantonnée majoritairement à Montréal, où elle fait pourtant face à l’un des taux de chômage les plus élevés au pays, la communauté maghrébine a été sommée de se réveiller. Et Québec, où siège le gouvernement de la Province, pourrait éventuellement offrir mieux que la métropole, à en croire certains.

 

Québec: une destination de l’emploi?

Les témoignages se sont, en effet, multipliés en ce sens le 21 mars dernier à l’hôtel Plaza Québec alors que le Congrès maghrébin au Québec procédait à l’inauguration de son annexe dans la Capitale nationale. Une initiative du CMQ qui reçoit l’appui simultané  d’lnformatique EBR et d’IBM.

Des invités de prestige, reçus en audience pour l’occasion, étaient tous sur la même longueur d’ondes. Qu’il soit Hajib Amachi, vice-président et directeur général à Revenu Québec ou Abdelaziz Younsi, directeur des technologies de l’information pour la Sécurité publique du Québec (SQ).

Contrairement aux perceptions qui douchent, souvent à tort, l’enthousiasme de bon nombre de nouveaux arrivants, ces deux hauts-fonctionnaires ont prouvé à l’assistance d’environ 150 personnes que la consonance arabe de leurs noms n’a aucunement nui à leur promotion dans les plus hautes sphères de la fonction publique québécoise.

À l’instar de ces derniers, plusieurs autres intervenants du monde des technologies de l’information, dont Jean-Marie Lévesque, vice-président et directeur général des technologies chez Revenu Québec et Jules Bois, vice-président chez IBM Canada pour le Québec, ont également révélé que, faute de postulants locaux, des postes vacants ont dû être confiés à des candidats recrutés à l’étranger alors que la communauté à Montréal regorge de ces ressources humaines.

 

Le CMQ surfe sur un petit nuage

À part Informatique EBR et IBM, d’autres acteurs en TI, dont Revenu Québec, IBM, Fujitsu, CGI – présents dans l’assistance – sont présentement dans la mire du CMQ qui entend élargir la plateforme afin qu’un vaste éventail de jobs soit à la portée de la communauté, a informé le président du CMQ. Énumérant les efforts déployés par son jeune organisme, Monsef Derraji s’est décerné un satisfecit.

 » Je suis très content de ce lancement surtout que cela vient presque 3 ans après le lancement du CMQ à Montréal, c’est très rare de voir des organismes comme nous ouvrir une annexe dans une autre ville. Le message: nous sommes convaincus de la régionalisation à condition qu’elle soit accompagnée du travail qui facilitera l’intégration à la société d’accueil « , a toutefois nuancé Derraji.


Mieux à Québec qu’à Montréal

Quant au Pdg d’Informatique EBR, Mohamed El Khayat, il émet le vœu que cette présence du Réseau TI à Québec puisse servir d’éclaireur aux Maghrébins de Montréal qui doivent certainement être tentés par une aventure vers Québec. Il en veut pour preuve, a-t-il dit, en entrevue à l’Agence de presse Médiamosaïque,  » le faible taux de chômage et la qualité de vie de la région de la Capitale nationale « .

El Khayat dit avoir fait lui-même le constat que les Maghrébins qui s’installent à Québec dès leur arrivée s’intègrent plus facilement que ceux de Montréal.  » Vu qu’ils sont peu nombreux à Québec, ils adoptent rapidement l’accent québécois et se débrouillent facilement pour trouver de l’emploi. Pendant ce temps, ceux qui restent à Montréal, où ils sont plus nombreux, conservent leur accent, continuent à parler arabe, manger halal, etc. »

 

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PHOTOTHÈQUE MÉDIAMOSAÏQUE/ ( Images prises lors du lancement du Réseau TI du Congrès maghrébin au Québec dans la Capitale nationale à Québec le 21 mars 2012 )