Présence accrue d’immigrants dans le milieu des affaires au Québec

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – Des statistiques officielles le confirment en effet. L’Agence de presse Médiamosaïque a appris que, rien qu’entre 2004 et 2007, environ 25% des entreprises au Québec appartenaient à des minorités visibles, selon les chiffres publiés par Industrie Canada.

Le SAJE pour en témoigner

Il s’agit d’une tendance lourde, et mardi 9 février 2010, au 505 du boulevard René Lévesque, la thématique d’une conférence portait exclusivement sur la question. L’objectif visait à dévoiler ce tableau illustrant le portrait désormais métissé du club des gens d’affaires au Québec.

Chiffres concordants à l’appui, le directeur général du SAJE (anciennement SAJE Montréal Métro), Michel Fortin, qui a contribué au lancement de 314 entreprises  entre 2008 et 2009 à Montréal ne va pas par quatre chemins pour affirmer que «les immigrants constituent désormais  des joueurs actifs dans l’entrepreneuriat au Québec».

Provenant «en majorité du Maroc, de la France, de la Chine, de l’Algérie, de la Roumanie, de la Colombie, du Mexique, de l’Inde, d’Haïti et du Liban», ces nouveaux chefs d’entreprises,  «minorités visibles et nouveaux arrivants» confondus,  détiennent aujourd’hui «20 % des entreprises de l’industrie du savoir» au Québec, a confirmé le No un du SAJE au micro de Médiamosaïque.

Orchimédia en est un exemple

Pour témoigner de cette présence remarquée d’immigrants dans le secteur des affaires, autour de la table : Chia-Yi Tung, la présidente d’Orchimédia. Dans sa fiche de présentation, on estime que «son engagement dans le milieu des affaires et dans la vie culturelle fait d’elle une des entrepreneurs issus des communautés asiatiques les plus en vue au Québec.»

Immigrée au Québec il y a 11 ans, cette Taïwanaise d’origine, en entrevue à l’Agence de presse «Média Mosaïque», a laissé entendre que les choses ont vraiment changé ces dernières années dans le secteur des affaires dans la province où la diversité était, à son avis, quasiment absente.

Évoquant son cheminement personnel, Mme Tung, qui est détentrice d’une maîtrise en communication de l’Université du Québec à Montréal, confie, et nous la citons : «que ce soit à l’université ou parmi les gens d’affaires, j’ai toujours été la seule Asiatique, la seule immigrante ou minorité visible dans les réseaux d’affaires que j’ai fréquentés».

«Depuis environ 5 ans, je dois dire que je rencontre de plus en plus d’entrepreneurs immigrants et maintenant c’est tellement visible qu’on n’a pas besoin de statistiques pour nous le dire», a poursuivi la fondatrice d’Orchimédia, une agence de communication-marketing qui se donne pour mandat d’accompagner les entreprises québécoises désireuses de faire des affaires avec le continent asiatique.

 

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PHOTOS MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr Casacom (À gauche, le directeur général du SAJE, Michel Fortin et, à droite,  la présidente et fondatrice d’Orchimédia, Chia-Yi Toung)