Plus que du jumelage entre Port-au-Prince et Montréal

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – Quid de l’état de santé des relations d’amitié et de coopération entre Montréal et Port-au-Prince? Plus qu’excellent, c’est le choix de réponse qui convient le mieux pour qualifier ce qui a toujours singularisé les rapports entre la capitale haïtienne et la plus grande ville francophone d’Amérique du Nord.

Cependant, le mot  »excellent » risque de se faire damner le pion par « fusionnel » si l’on se fie aux faits et gestes des édiles actuels des deux villes en question. Et l’on ne se trompe pas: quand Denis Coderre rédige sa charte montréalaise des droits et responsabilités en créole, danse et chante du Tropicana devant les caméras ou quand, à nos micros, son homologue haïtien laisse entendre que « je suis en visite à Montréal mais en réalité c’est comme si j’étais à Port-au-Prince ».

Rencontré lors de sa première tournée officielle à Montréal, alors qu’il rendait visite à l’incubateur d’entreprises Groupe 3737 (un important centre d’affaires appartenant à des intérêts haïtiens dans le quartier St-Michel), Youri Chevry n’a, en effet, pas raté l’occasion pour vanter la profondeur des liens qui scellent la relation spéciale entre les deux métropoles.

Évoquant la raison d’être de sa présence au Canada, le maire de Port-au-Prince a notamment insisté sur la nécessité d’apporter des informations de première main autour de sa ville aux autorités québécoises et montréalaises qui en disposent de très peu depuis le passage du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010 qui avait mis notamment la capitale haïtienne à genoux.  

Présentement, Port-au-Prince est une ville en chantier, a précisé le maire Chevry qui annonce que bientôt la municipalité, qui se place au deuxième rang en termes de rentrées financières derrière la ville de Delmas, devrait rejoindre, sous peu, la filière touristique Québec-Haïti mise en place il n’y a pas longtemps alors que le pays était sous la gouverne du régime Martelly.

Notons que les ex-maires montréalais, Pierre Bourque, Gérald Tremblay, n’ont jamais caché leur faible pour Port-au-Prince, n’en parlons pas pour Denis Coderre qui entretient des rapports privilégiés avec Haïti grâce notamment à la présence de la grande communauté haïtienne qui élit domicile à Montréal. Récemment d’ailleurs, une enquête de Statistique Canada révélait que Haïti est le premier pays de naissance des immigrants de Montréal.

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