Pasteur Fils-Aimé: «Et si les loas (dieux du vodou) n’étaient pas des diables?

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – Après avoir soulevé l’ire du milieu protestant auquel il appartient avec son ouvrage «Vodou je me souviens», devenu rapidement un best-seller au Québec, le pasteur et docteur en théologie Jean Fils-Aimé récidive.

Avec ce nouvel essai,  dont il résume l’essence en un titre plus que provocateur (Et si les loas n’étaient pas des diables?), le jeune pasteur risque une fois de plus de s’attirer les foudres de ses pairs dans la communauté protestante.

L’audace dans la peau

L’audace du docteur Fils-Aimé avait certes payé. «Vodou je me souviens» a été vendu à des milliers d’exemplaires en un clin d’œil, au point où le buzz médiatique entourant l’ouvrage alimentait les sermons de tous ses collègues pasteurs dans la communauté haïtienne du Québec et dans la diaspora haïtienne.

Le pasteur montréalais avait «offensé» nombre de ses frères protestants pour avoir osé affirmer que les Haïtiens ont, tous en eux, un vodouisant qui sommeille, et ce peu importe leur religion, leur foi chrétienne, leur rapport avec la religion.

Fort de son crédit de chercheur, de théologien et de sa profession de pasteur, il enfonce le clou cette fois en mettant de l’avant son vécu personnel et familial (le cas de sa mère) à travers ce deuxième ouvrage «Et si les loas n’étaient pas des diables?».

Enfance marquée par le vodou

Pour introduire ce livre dont un exemplaire de l’auteur a été remis à l’agence de presse Médiamosaïque, Jean Fils-Aimé écrit et nous le citons : «J’avais sept ans quand j’assistai pour la première fois à une cérémonie de vodou. C’était à l’invitation de ma grand-mère maternelle».

Il raconte dans cette introduction, la subite et grave maladie de sa mère Carole, après que celle-ci eût enjambé sur la route «un wanga (objets maléfiques servant à jeter un mauvais sort)» alors qu’elle venait d’assister à la messe du «vendredi saint» au Cap-Haïtien, sa ville natale.

Une fois arrivée à la maison, la mère (Carole) commençait «à vomir tout le sang de son corps chétif». Une situation qui avait poussé la grand-mère du jeune Fils-Aimé (alors âgé de 7 ans) à consulter une mambo (prêtresse vodou).

«La mambo composa quelque thé ou remède de sa pharmacopée qu’elle prescrivit à ma mère. Quelques jours plus tard, ma mère cessa de vomir son sang. Elle fut guérie. Depuis(…) ma grand-mère (a) la conviction que ce sont les loas qui ont guéri sa famille», écrit-il.

Les «loas »: démons ou  bienfaiteurs?

Une histoire vécue qui fait dire au pasteur : les «loas» ne sont-ils pas «bienfaiteurs»? Une interrogation et non une affirmation de sa part jusqu’ici,
car «loas bienfaiteurs», ce sont des mots qui ne cadrent pas avec la foi de Fils-Aimé «en tant que chrétien évangélique».

«En ma qualité de théologien et pasteur, j’avais appris que les loas sont des anges déchus, des démons, des malfaiteurs, et le reste… Et si ce n’était pas vrai?», ose questionner un pasteur protestant, en exercice de surcroît…

***À noter que le lancement de cet ouvrage aura lieu le dimanche 17 août 2008 au buffet Cristina (6566 Jarry-Est) à 15 heures. La vente signature sera précédée d’une conférence populaire. Des artistes et groupes musicaux seront de la partie.

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