Notre Obama canadien, est-il d’origine russe?

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Il est le premier Canadien d’origine immigrante à avoir de sérieuses chances de diriger le Canada. Il s’appelle Michael Ignatief et si les élections devaient se dérouler en avril 2009, il chasserait Stephen Harper du 24 Sussex à Ottawa.

 

 

 

 

Retour en force des libéraux

En effet,  selon un sondage de la firme Ekos, l’arrivée de Michael Ignatief à la tête du Parti libéral du Canada (PLC) a, semble-t-il,  permis à cette formation politique de reconquérir des pans énormes au sein de l’électorat canadien.

Le coup de sonde atteste que le PLC domine actuellement dans les intentions de vote avec 37%, tandis que les conservateurs de Stephen Harper recueillent 30% des appuis. Quant au Nouveau parti démocratique (NPD), il stagne en troisième position avec 16%.

Les libéraux, punis par les Canadiens suite au fameux scandale des commandites, reprennent du terrain même au Québec où l’appui au Bloc québécois (souverainiste) a toujours été massif. Même si le Bloc demeure en tête avec 40%, il est suivi de très près à 33% par les libéraux.

Dans la province francophone, l’appui au NPD ne dépasse pas la barre des 12% tandis que le Parti conservateur est relégué au quatrième rang en recueillant seulement 11% des intentions de vote. Réalisé entre le 8 et le 13 avril et administré auprès de 1587 Canadiens, ledit sondage comporte une marge d’erreur d’environ 2,5%, a appris l’Agence de presse «Média Mosaïque».

Tendance durable ou passagère?

S’agit-il d’une embellie passagère motivée par l’arrivée de Michael Ignatief à la tête du Parti libéral du Canada ou d’une tendance lourde qui remet définitivement le parti en selle environ quatre (4) ans après la débandade qui a débuté avec la défaite de Paul Martin? On le saura dans les prochains mois.

Car, en face de lui, se trouve le stratège Stephen Harper. Quoique usé et incapable de faire élire un gouvernement majoritaire, Harper demeure encore un adversaire redoutable qui peut utiliser tous les moyens dont il dispose pour garder le pouvoir. Sauf qu’il lui en faut beaucoup pour pouvoir se dissocier de la crise économique et éviter l’effritement de sa base électorale. 

Les Canadiens emboîteraient-ils le pas aux Américains?

Toutefois, si la tendance se maintient, à en croire plusieurs sondages concordants, il n’est pas osé de dire que les Canadiens seraient prêts à emboîter le pas aux Américains qui viennent d’élire le 4 novembre 2008 leur premier président issu de l’immigration, en la personne de Barack Hussein Obama.

Michael Igniatief est certes un Canadien, mais il est d’origine russe. À ceux qui doutent de son patriotisme pour ses longs séjours, et ce pendant une trentaine d’années, en Angleterre et aux États-Unis, il vient de le rappeler à travers son dernier bouquin intitulé «Terre de mes aïeux» que bon nombre de ses ancêtres sont aussi canadiens. 

L’arrivée probable d’Ignatief au 24 Sussex (siège officiel du chef de gouvernement à Ottawa) ferait de lui le premier PM canadien à ne pas avoir des racines francophones ou anglophones (les deux peuples fondateurs du Canada).