Noirs au Québec: du statut de «demandeurs» à celui de «créateurs d’emplois» (AFFAIRES)

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Des oreilles très attentives, mais aussi des paires de mains étaient prédisposées à acclamer la quintessence du discours prononcé par le président de CHAFRIC lors du lancement du premier concours «Visa entrepreneurial» visant à donner un coup de pouce aux entrepreneurs de la communauté noire.

Un plan d’affaires, un visa et une bourse…

En effet, alors qu’il prenait la parole à cette invitation hautement symbolique pour les deux regroupements d’affaires (JCCH/CHAFRIC), initiateurs de ce nouveau concours, Jean A. Kasende a pressé les Noirs francophones de saisir la voie royale qu’offre le business pour passer du statut de «demandeurs» à celui de «créateurs d’emplois» au Québec.

Pour toucher les cordes des membres de cette communauté, dont la culture d’affaires demeure, jusque-là, très peu prononcée dans la société d’accueil, M.Kasende leur a fait savoir, et nous citons: «le plan d’affaires, c’est votre passeport, il vous faut un visa et le visa c’est la bourse, la bourse c’est le concours et le concours, c’est 20 000 dollars pour démarrer votre projet d’affaires».

Briser le cercle vicieux de la «discrimination systémique»

En entrevue à l’Agence de presse «Média Mosaïque», le No 1 de CHAFRIC a évoqué «la discrimination systémique», à l’origine, selon lui, du chômage récurrent affectant cette communauté, alors que, a-t-il fait remarquer, « les structures en place n’empêchent pourtant personne de se donner de l’emploi ou de créer son entreprise pour pouvoir éventuellement embaucher! »

«On peut te discriminer si tu es demandeur, mais si toi-même tu es créateur d’emplois, qui va te discriminer? Alors, la meilleure façon de réduire cette discrimination systémique, c’est d’être créateurs d’emplois au lieu d’être demandeurs», a-t-il illustré.

En finir avec tous les vieux complexes

Le président de CHAFRIC invite la relève de la communauté noire à se défaire de tous les complexes possibles, car, a fait valoir Jean A.Kasende, «quand on a déjà son idée et qu’on est convaincu de sa pertinence et de sa portée, personne ne peut vous arrêter!»

À noter que, contrairement à d’autres communautés vivant au Québec et au Canada, les Noirs ont, en effet, souvent tendance à «chercher un job» au lieu de devenir eux-mêmes entrepreneurs. Ce qui pourrait leur permettre, une fois leur réseau d’affaires consolidé, d’offir des emplois facilement aux membres de leur propre communauté. 

 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr Hubert Molaire (Le No1 de Chantier d’Afrique du Canada -CHAFRIC- s’adressant à l’assistance lors du lancement du concours «Visa entrepreneurial» à la caisse de Mercier-Rosemont le 15 décembre dernier)