«Société transnationale», mieux appropriée pour désigner la «diaspora»

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L’Italo-Canadien, Donald Cucioletta, dit «avoir de la misère avec le terme «diaspora»» qui ne convient pas, à son avis, à la définition que l’on donne habituellement aux expatriés du monde soucieux de développer un rapport de proximité avec leur pays d’origine.

 

L’État au-delà de ses frontières

Intervenant  lors d’une «conférence populaire» de 48 heures organisée les 23 et 24 avril derniers par des membres de la communauté haïtienne dans le but de faire émerger des idées viables en vue de la reconstruction d’Haïti, le chargé de cours à l’UQÀM dont les propos sont rapportés par l’Agence de presse «Média Mosaïque» suggère l’adoption du terme «société transnationale».

«J’aime mieux parler de société haïtienne transnationale» du Canada, a estimé le chercheur de la Chaire de recherche Raoul Dandurand de l’UQÀM qui a mis l’accent sur le fait que l’espace où les gens peuvent exercer leur citoyenneté à l’heure actuelle ne se circonscrit plus aux limites géographiques des États.

 

Un droit réactualisé par la mondialisation

Donald Cucioletta, dont les grands-parents sont nés ici en 1905 a brandi son droit de vote qui lui permet de participer à la vie politique italienne. «Je suis de la 3e génération d’italiens nés au Québec, pourtant je dispose du droit de vote sur 12 sénateurs qui représentent l’Amérique du nord  au Parlement de Rome», a-t-il expliqué.

«Si on parle de mondialisation, si on parle de village global, c’est ça que vous êtes, c’est ça que je suis : au-delà des nations, au-delà des frontières», a affirmé l’intellectuel dont les affinités envers les milieux politiques de gauche ou envers Barack Obama sont connues au Québec.

Vivement applaudi pour ses propos, Cucioletta a également soutenu que «la double citoyenneté s’impose actuellement pour construire un pays».  Car, «une société transnationale, c’est aussi pour le citoyen d’avoir son droit de vote peu importe l’endroit où il se trouve».

 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com (Le chargé de cours et membre de la chaire de recherche Raoul Dandurand de l’UQÀM, Donald Cucioletta, lors de la «conférence populaire» de CPAM au buffet Cristina à Montréal)