«Parrainage humanitaire» : va-t-on changer le programme?

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«C’est un programme d’immigration unique en son genre et c’est normal qu’il y ait des difficultés dans son application», a précisé le parlementaire qui informe que sa tâche actuellement consiste à «écouter les différents organismes»  qui lui ont fait part le 19 mars dernier des doléances de la communauté haïtienne.

 

Invité à dire, est-ce qu’il y aura une refonte dudit programme? Emmanuel Dubourg, de répondre, «c’est sûr qu’on va réajuster le tir, mais, on ne va pas changer le programme, parce que nous sommes en train de l’appliquer à peine». De l’avis du député de Viau,  «ce qui importe maintenant c’est de voir les problèmes d’application avec les organismes qui aident à remplir les formulaires et de faire un rapport à la ministre et au gouvernement et d’en assurer le suivi».

 

Levée de boucliers inattendue

Au front dès les premières heures de la catastrophe du 12 janvier, Emmanuel Dubourg s’est dit «étonné» d’apprendre que les gens soient mécontents dudit programme alors qu’aucune requête formelle ne lui a été adressée officiellement, a déploré le parlementaire.

«Personne ne m’a contacté directement pour me dire : voilà ça ne marche pas», a déclaré M.Dubourg, en entrevue à l’Agence de presse «Média Mosaïque», qui dit pourtant entretenir «des contacts réguliers»  avec les différents acteurs de la communauté haïtienne auprès desquels il joue un rôle de coordonnateur pour le compte du gouvernement du Québec.

 

Une annonce de révision du programme pour bientôt?

Emmanuel Dubourg refuse d’avancer une date pour l’annonce d’une éventuelle modification des clauses du programme, arguant que cela revient à la ministre de l’Immigration et des communautés culturelles d’en juger après avoir pris connaissance des griefs.

« J’aurai une rencontre de travail avec Mme James, son cabinet et ses sous-ministres et à ce moment-là je vais leur en faire part des interrogations soulevées en ce sens», s’est contenté de dire le parlementaire qui a admis que les difficultés enregistrées sont surtout d’ordre financier. Bon nombre de postulants disposent de revenus annuels en-dessous du seuil exigé et sont dans l’impossibilité de trouver un co-garant.

«S’il y a des améliorations à apporter, c’est sûr qu’on ira dans ce sens-là, mais là je ne peux pas parler d’échéancier», a poursuivi le député qui avait convoqué le 19 mars dernier une rencontre au ministère de l’Immigration avec les représentants des cinq (5) centres dûment mandatés par le MICC pour aider les membres de la communauté haïtienne à remplir les formulaires.

 

«Ça demeure un programme humanitaire!»

«Pour les gens qui disent que c’est pas un programme humanitaire, je dois vous dire que les responsables de ces centres ont eux-mêmes admis lors de cette réunion que le gouvernement a bel et bien offert un programme humanitaire à la communauté haïtienne», a rapporté le député de Viau.

Pour lui, Québec «n’a fait que répondre à ce que la communauté haïtienne avait clairement demandé». Il pense que «le regroupement familial convient le mieux et offre des chances à tous ceux qui ont de la famille au Québec comparativement à la possibilité d’aller chercher en Haïti les 3 000 personnes visées par le programme et leur accorder l’asile politique».

 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr Michaelle Cédar (Le député de Viau répondait en ses bureaux aux questions de l’Agence de presse «Média Mosaïque» lors de l’annonce de la création de la cellule de crise )