L’«homophobie d’État» condamnée dans la communauté juive du Québec

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Le Congrès juif québécois (CJQ) et Ga’ava ont uni leurs voix pour condamner ce qu’ils appellent «l’homophobie d’État de certains pays», à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie commémorée le lundi 17 mai dernier.

 

Regard sur le monde

Les deux organismes ont, en effet, dénoncé les politiques de «certains pays comme le Soudan ou le Nigeria, qui appliquent la peine de mort» à l’endroit de leurs citoyens pour des motifs aussi rétrogrades que «l’orientation sexuelle ou l’identité de genre».

«Le sort des minorités sexuelles des 86 États membres des Nations unies qui institutionnalisent une culture de discrimination en criminalisant les relations homosexuelles, telle la Libye, nouvellement élue au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU», constitue une grande préoccupation pour le CJQ et Ga’ava.

Dans leur prise de position commune reçue par courriel à l’Agence de presse Médiamosaïque, les signataires Abby Shwan (CJQ) et Karen Hoffman (Ga’ava), s’indignent également du fait «qu’à Djakarta et ailleurs, l’homosexualité reste un délit passible de prison et de flagellation.»

 

La situation au Québec

Évoquant l’état de la situation dans la province, Abby Shwan et Karen Hoffman estiment que « Montréal et le Québec sont au premier rang du combat en faveur de la reconnaissance des droits de la communauté LGBT et de la lutte contre l’homophobie».

Partant de ce point de vue, «La Politique québécoise de lutte contre l’homophobie, présentée par la ministre de la Justice, Mme Kathleen Weil, à la fin de l’année dernière, va dans le bon sens», ont jugé le Congrès juif québécois (CJQ) et Ga’ava.

«Mais, c’est à la société de se mobiliser, et il appartient à tous les Québécois d’agir pour mettre fin aux atteintes aux droits et à la dignité des personnes, afin de construire une société juste et respectueuse de la diversité » ont fait remarquer les responsables des deux organismes .

 

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