«Espace d’affaires» à l’africaine: CHAFRIC mobilise la communauté (RÉSEAUTAGE)

307

Sur la rue Ontario-Est, la capacité d’accueil des locaux de «Style Afrique Coop» était à son maximum jeudi 30 juillet 2009. Les hommes d’affaires de la communauté africaine se bousculaient au portillon pour «réseauter» et s’initier à l’abc de l’entrepreneuriat coopératif, avait constaté sur place un journaliste de l’Agence de presse «Média Mosaïque».

Nouvelle classe d’affaires: embûches et accompagnement

Ranimée par la flamme de CHAFRIC (Chantier d’Afrique du Canada), cette nouvelle cohorte d’entrepreneurs montréalais issue, pour la plupart, de la plus récente vague d’immigration africaine au Québec, tente de se tailler une place dans une société où les traditions d’affaires sont, souvent, aux antipodes de celles des pays du contient d’origine.

Là où le relatif ou l’approximatif, l’efficacité du traditionnel bouche-à-oreille, ne sont plus de mise, ces hommes et femmes d’affaires se lancent dans un environnement où tout se joue dans la bataille de l’image, de la visibilité médiatique, de la compétitivité et surtout dans la rationalité (plan d’affaires) et dans le sacro-saint processus du «réseautage» (Networking).

Difficile pari pour une majorité d’entre eux, et ce, en dépit de la pertinence de leurs projets d’affaires. Car, une double intégration, qui passe d’abord, par une stabilisation de l’arrivée en terre d’accueil, ensuite, par un apprentissage supplémentaire du milieu québécois des affaires, s’impose inéluctablement.

La tribune de CHAFRIC

En effet, lors de cette rencontre, menée avec doigté par Jean-Pierre Wafuana, bon nombre de ces nouveaux entrepreneurs ont amplement profité de cet espace pour se faire connaître en exposant les produits et services offerts par leurs compagnies respectives. Plusieurs ont jugé crucial de vendre au-delà de la communauté d’origine, l’incontournable critère à même de faire décupler le chiffre d’affaires. 

Pourtant, l’entreprise vedette de la journée a été «Style Afrique Coop». Les responsables de CHAFRIC ainsi que les différents intervenants (entre autres, Gilles Trépanier du CDEC Plateau Mont-Royal, Centre-sud, Frédéric Plante, de la Coopérative de Développement Régional (Montréal-Laval), Gladimy Telus du Réseau de la Coopération de Travail du Québec, Colin Bérubé de Filaction), ont vanté l’initiative d’Anne Melamem & Associées, de fonder cette coopérative dont le statut juridique trouve jusqu’ici très peu de preneurs dans la communauté africaine.

Grâce à l’expérience acquise, partagée avec l’auditoire du jour par les propriétaires de «Style Afrique Coop», jumelée à l’intervention des panélistes susmentionnés, l’heure juste a été donnée sur ce modèle d’entreprise plus que centenaire au Québec lors de cette rencontre tenue justement sous le thème : «l’entrepreneuriat coopératif, une alternative pour se lancer en affaires. Défis et opportunités».

MEDIAMOSAIQUE.COM Articles reliés

  1. La coopérative est plus viable que l’entreprise privée au Québec (AFFAIRES)
  2. Les Africains du Canada, viennent-ils tous d’un seul et même pays?
  3. JCCH: l’administration Mibel/Garraud en campagne pour attirer les hommes (ENTREVUE)
  4. Kerlande succède à Farah: une dynastie de femmes à la barre de la JCCH?
  5. CCMM: la femme qui avait «la meilleure job» à Montréal jette l’éponge
  6. Les Maghrébins refusent de travailler au Québec

PHOTOS MEDIAMOSAIQUE.COM: (En haut et en bas) deux vues des locaux de Style-Afrique Coop lors de l’activité lancée par le CHAFRIC sous la thématique de l’entrepneuriat coopératif à Montréal.