Les deux axes du mandat confié au ministre Maka Kotto

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – Le premier axe de la charge de travail confiée par Pauline Marois à Maka Kotto lors de la cérémonie d’intronisation de ce dernier consiste d’abord à «veiller au rayonnement de la culture du Québec à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières», a précisé le nouveau titulaire du portefeuille de la Culture et des Communications.


Actions envisagées sur le plan local

Interrogé sur les actions qui comptent beaucoup pour lui, d’abord, sur le plan domestique, le ministre de la Culture informe, lors d’une entrevue à l’Agence de presse Médiamosaïque, vouloir « assurer et soutenir  la circulation de la création en général , à savoir, la diffusion des œuvres, l’accessibilité des œuvres. Au bout de la ligne, on revient à la même finalité, c’est-à-dire le rayonnement de la culture.»

Toutefois, si le premier axe demeure assez standard, le second  rappelle un peu l’ADN politique du parti au pouvoir. Il a été demandé au nouveau ministre, a répété ce dernier lui-même, de « travailler dans le sens de la réappropriation des pouvoirs en matière de culture. En somme : jeter les bases de travail qui devraient amener à une négociation à l’effet d’amener le Québec à devenir maître chez lui en matière de culture.»


Initiatives sur la scène internationale

Revenant d’une tournée européenne cet automne au cours de laquelle il a rencontré notamment son homologue française, Aurélie Filippetti,  le ministre a précisé qu’il a été question de  «restaurer les ponts culturels entre le Québec et la France». Des échanges sur les plans économique, éducation (universitaire), ont été au menu des discussions, a-t-il informé en qui rappelant qu’«il y a beaucoup d’acquis…mais avec le numérique on veut aller un peu plus loin.»

Pourquoi la France? «Le Québec, a répondu le ministre, est un petit marché de 8 millions d’habitants versus 377 millions de gens parlant anglais. Les perspectives de développement, d’épanouissement de nos créateurs s’inscrivent donc, cela va de soi, le plus naturellement du monde, dans le marché français, qui est un marché porteur, en ce sens, beaucoup plus important que le nôtre. Et par ailleurs, ce marché s’inscrit dans un ensemble de 500 millions d’habitants, parce que la France est un carrefour culturel qui compte en Europe.»

Maka Kotto a été également l’hôte du No 1 de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), Abdou Diouf, qui est la personne contact de la planète francophone à travers le monde. Le ministre québécois a eu aussi un tête-à-tête avec « Xavier Darcos qui est la tête de l’institut Français qui est en quelque sorte la maison mère de tous les centres culturels à l’international». Avec ce dernier, il affirme avoir évoqué « les alliances ou collaborations avec le CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec)  qui vont bon train, même s’il y a de la place à l’amélioration. Il y a aussi possiblement une extension avec d’autres institutions québécoise dans le domaine de la culture ».

Plusieurs échanges aussi avec des parlementaires français. À cet auditoire en particulier, il indique avoir fait « une présentation de la vision du Québec en matière de la culture. C’est pour la première fois qu’un ministre de la Culture et des Communications du Québec fait une pareille présentation et je dois vous dire que c’était très apprécié des deux bords.»

 

MEDIAMOSAIQUE. Com (Entrevue exclusive Maka Kotto)

 

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PHOTOTHÈQUE MÉDIAMOSAIQUE (Le ministre de la Culture et des Communications et à la Condition féminine, Maka Kotto, et la Première-ministre Pauline Marois, lors de la cérémonie d’investiture du gouvernement péquiste le 19 septembre 2012 )