Léon Ouaknine: «la religion toujours hostile aux progrès de l’humanité»

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C’est en tout cas l’avis de l’essayiste québécois d’origine juive Léon Ouaknine qui, citant un prix Nobel de littérature, a estimé que «la religion est la plus criminelle des inventions de l’histoire humaine et, à son avis, on ne compte plus les crimes qu’elle a commis».

 

Le progrès combattu par la religion

«Depuis deux siècles, on peut dire que la religion s’est toujours opposée aux  progrès qui ont grandement contribué à l’évolution des sociétés humaines», a jugé l’auteur de l’ouvrage «Il n’y a jamais eu d’abonné au numéro que vous avez appelé» paru chez les Éditions Grenier.

M.Ouaknine énumère des exemples qui sont, à son avis, incontestables. Il a cité notamment « la pilule dont l’invention a été vigoureusement combattue par le Vatican. L’avortement, les rapports avec les homosexuels, bref à peu près tous les progrès humains ont été contraints par la religion»

Il rappelle que «même la Déclaration universelle des droits de l’homme de la France en 1791 a été violemment contestée par le Pape de l’époque qui estimait que c’était quelque chose d’inacceptable, la notion des droits de l’homme.»

 

Des temps immémoriaux à aujourd’hui

L’essayiste s’est référé à la réforme du système de santé récemment adoptée par le pouvoir législatif américain pour démontrer que la religion, même après plusieurs siècles, demeure une institution faisant toujours preuve d’un conservatisme rétrograde.

Ouaknine soutient que le clergé américain s’est vigoureusement opposé à ce projet de Barack Obama. «C’est incroyable quand on comprend que l’Église se fout complètement de la santé des dizaines de millions d’Américains qui vivent sans aucune assurance santé», s’est estomaqué l’auteur.

Raison et foi irréconciliables

Léon Ouaknine y voit l’existence d’«un conflit». Il explique que «le progrès humain pose fondamentalement comme critère suprême l’usage de la raison pour définir l’universalité de l’être humain, tandis que la religion et cela n’importe quelle religion, le seul fondement à la dignité de l’homme, c’est Dieu.»

«L’écho de Dieu, c’est la parole de Dieu qui a été écrite depuis des millénaires, des textes d’une absurdité totale et surtout d’une énorme monstruosité parce qu’on ne compte plus le nombre de génocides, de crimes d’appels à la mise à mort des infidèles, des incroyants, de ceux qui blasphèment», a fait remarquer l’intellectuel qui a admis qu’il se range dans le camp des athées.

 

 

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