Le SAJE multiplie les projets pour rejoindre la clientèle immigrante

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Soucieux de desservir une clientèle en pleine expansion dans la métropole québécoise, le SAJE, anciennement connu sous la dénomination «SAJE Montréal Métro», n’est pas à court d’initiatives pour atteindre ses objectifs en matière de diversité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Au niveau du SAJE, on développe des outils pour faciliter la tâche aux entrepreneurs issus des communautés culturelles. On a des ententes avec des associations qui les desservent : la JCCH, le CHAFRIC, l’Association des jeunes professionnels maghrébins (AJPM), etc.», a informé le directeur général du SAJE, Michel Fortin.

 

Nouvel outil: «ImmigrAffaires»

En entrevue à l’Agence de presse «Média Mosaïque», M.Fortin a révélé que le SAJE «envisage de lancer très prochainement un guide pour les nouveaux arrivants en affaires qui va s’appeler « ImmigrAffaires »». Le document sera disponible à la fois en français et en anglais, avions-nous appris. 

Il s’agit d’«un outil qui va donner [aux immigrants] un peu l’Abc de la culture d’affaires au Québec, son milieu juridique, comptable, les ressources disponibles et aussi l’information», a  précisé Michel Fortin qui affirme avoir relevé que «l’accès à l’information constitue un obstacle de plus à leur intégration».

 

Pas assez d’immigrants en affaires au Québec

Par ailleurs, même si les statistiques sont encourageantes en ce qui a trait à la présence de plus en plus visible d’immigrants dans le secteur des affaires au Québec, Fortin croit qu’«il y a encore de la place pour que [ces derniers] créent davantage d’entreprises. Ils peuvent également en acheter une déjà existante». Il se fie à la tendance nettement à la hausse dans les autres provinces canadiennes.

En effet, citant des chiffres émanant du gouvernement du Canada pour l’année 2009, le directeur général du SAJE révèle que «les nouveaux résidents qui s’installent depuis moins de cinq ans au pays possèdent 3% des entreprises au Canada».

«Sur ces 3% de chefs d’entreprises, 46% d’entre eux résident en Ontario,  21% au Manitoba, Alberta, Saskatchewan,  18% Colombie-Britannique. 12% seulement de ces gens proviennent du Québec, il y a quand même de la place», a illustré le No 1 du SAJE.

Pour Michel Fortin, «l’immigration est nécessaire pour lutter contre le déficit démographique parce que les immigrants sont jeunes ou dynamiques, c’est un moyen d’intégration économique qu’on ne peut désormais plus négliger». Il pense que la population québécoise n’est pas forcément bien imbue d’une telle information.

 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr Casacom (Le directeur général du SAJE, Michel Fortin)