Le CEJFI se mobilise en faveur des victimes de Boko Haram

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAIQUE) – Outré par la capture des lycéennes nigérianes détenues par le groupe radical Boko Haram, le Centre d’encadrement pour jeunes femmes immigrantes (CEJFI) s’est mobilisé à Montréal le 11 octobre dernier dans le but d’attirer l’attention des Montréalais et des Québécois à l’occasion de la journée internationale des jeunes filles.

En effet, cette marche pour la «libération des écolières nigérianes, l’égalité des femmes et l’éducation des filles », qui a abouti à la place dite du 6-Décembre-1989 (mémorial marquant la tuerie de Polytechnique), avait pour objectif de « dénoncer le silence du gouvernement canadien et québécois ainsi que les médias sur le sort de jeunes nigérianes enlevées, la violence faite aux femmes, le mariage forcé, les crimes au nom de l’honneur et le fanatisme religieux. »

Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes de l’école Polytechnique. À cette occasion, la fondatrice et directrice générale du CEJFI, Régine Alende Tshombokongo, qui s’est  s’adressée à la foule et aux médias, a soutenu que  «L’enlèvement de jeunes filles nigérianes nous interpelle toutes et tous. Aucune femme, aucune fille n’est entièrement à l’abri de la violence et de ses risques, dans quelque pays que l’on vive, même au Canada. »

« Au Québec, des femmes sont aussi victimes de violences. Certaines d’elles n’ont pas pleinement accès  à l’éducation, notamment des femmes immigrantes. Le Canada et le Québec accueillent  des femmes qui viennent de pays en guerre et qui ont subi des violences. Il nous faut plus de moyens pour intervenir auprès de ces femmes. Leur arrivée crée de nouveaux besoins. Pour que jamais ne soient oubliées ces jeunes filles et toutes celles qui dans le monde connaissent le même sort, refusons le silence! », a insisté Mme Tshombokongo sur CBC (VIDÉO).   

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