Le Canada à la rescousse du secteur agricole haïtien

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À la demande du gouvernement haïtien et grâce au soutien financier de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), le secteur agricole haïtien, qui bat de l’aile depuis plus de trois décennies, devrait pouvoir mieux répondre aux attentes de la population d’Haïti au cours des prochaines années.

 

DID à la tête du consortium

Une enveloppe de 19 millions de dollars vient d’être décaissée en ce sens par l’ACDI, a appris l’Agence de presse Médiamosaïque dans une information transmise à notre rédaction par Desjardins Développement international (DID) qui est en fait un des partenaires de cet « ambitieux projet », lit-on, « visant la structuration du secteur agricole en Haïti ».

À part DID, plusieurs autres organismes, dont la Financière agricole du Québec – Développement international (FADQDI), l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) mobiliseront également leurs ressources respectives en vue de mener à terme ce projet qui s’échelonne sur une période sept (7) ans, a informé la même source.

 

Nature du projet

Cette initiative « permettra de jeter les bases d’un système de financement agricole et d’assurance récolte dans ce pays » dont le gouvernement s’engage, de son côté, selon les clauses de l’entente, à « apporter une contribution financière de 1,2 M$ afin d’alimenter le fonds d’assurance récolte. »

« Compte tenu de l’ampleur du projet, celui-ci sera divisé en deux phases. La première, d’une durée approximative de trois ans, aura essentiellement pour but de développer, de tester et de documenter les composantes du système de financement et d’assurance ainsi que de former les acteurs clés. La deuxième phase visera principalement à élargir la portée des produits financiers offerts et à mettre en place un cadre réglementaire propice au développement à long terme du secteur »

 

Réactions

Pour Anne Gaboury, la présidente-directrice générale de DID, « en offrant aux Haïtiens des instruments financiers accessibles et adaptés à leur réalité, le projet qui s’amorce leur permettra de mieux contrôler la ressource agricole, d’en tirer un meilleur revenu et ainsi d’améliorer significativement leurs conditions de vie ».

Projection similaire de la part de Jacques Brind’Amour, le président du conseil d’administration de FADQDI. Il croit qu’ « en développant de façon durable l’offre de services financiers en Haïti, le projet aura nécessairement un impact sur la capacité du pays à augmenter la proportion des besoins alimentaires couverts par les producteurs locaux et ainsi, à combattre l’insécurité alimentaire ».

 

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PHOTOTHÈQUE MEDIAMOSAÏQUE/Cr Google (Quelques images illustrant le milieu agricole haïtien. En-dessous, les logos des membres du consortium engagés dans le cadre de ce projet)