L’autofinancement pour éviter l’abolition du CRI par Québec (SONDAGE)

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Vers un repositionnement du Conseil des relations interculturelles. La présidente du CRI, Patricia Rimok, après avoir consulté plusieurs de ses partenaires-clés, joue la carte de l’autofinancement en offrant, via le Programme immigrants investisseurs (PII), une porte de sortie honorable au gouvernement qui avait annoncé, dans le cadre du budget 2010-2011, l’abolition dudit Conseil pour des raisons budgétaires.

Cette loi de finances Bachand qui, rappelons-le, avait du mal à passer dans l’opinion publique et qui, dans le cas du CRI, envoyait un message plutôt illisible à la diversité, contrastait, en effet, avec les politiques récentes adoptées par ce même gouvernement qui avait, pourtant, haussé le seuil annuel de l’immigration au Québec de 45 000 à 55 000 nouveaux arrivants en 2008.

 

Le scénario du CRI

En se proposant «d’accompagner ces immigrants investisseurs», dont l’apport au Québec est évalué par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) à environ un (1) milliard de dollars par an, le CRI met sur la table un scénario qui va lui permettre d’augmenter le taux de rétention de ces hommes d’affaires qui délaissent la Province alors qu’ils pourraient y faire fructifier leurs capitaux.

«À terme, sans qu’il ne se substitue à quelque organisme que ce soit, cela permettrait au Conseil de démontrer qu’il n’est pas uniquement un budget de dépenses pour le gouvernement, mais qu’il contribuerait à générer des revenus, notamment, en raison de son expertise reconnue en relations interculturelles et des réseaux dans lesquels il est ancré depuis plus de 25 ans», a justifié Mme Rimok.

 

Un sondage

Le CRI, dans cette sortie publique qui précède les auditions du 7 février 2011 de la Commission des finances publiques, responsable de l’examen du projet de loi n° 130, instance auprès de laquelle Patricia Rimok entend faire valoir le repositionnement de l’organisme, a pris la peine de solliciter parallèlement l’avis de la population à travers un court sondage électronique.

L’Agence de presse MEDIAMOSAIQUE a, dans la même veine, appris, de sources crédibles, que Mme Rimok doit être reçue en audience par la titulaire du MICC, Kathleen Veil, qui, pour la première fois depuis son intronisation à la tête de ce ministère, va tabler sur l’avenir du Conseil des relations interculturelles.

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