La réussite spectaculaire de Digicel en Haïti séduit au Canada (AFFAIRES)

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – Le cas flagrant de réussite de la multinationale Dicigel en Haïti, révélé à Montréal lors des assises du premier «Forum d’affaires Québec-Haïti», a eu un très grand impact au Canada et notamment au Québec où les hommes d’affaires demeurent frileux à l’idée de placer leurs capitaux dans cette iîle souvent trop instable de la Caraïbe.

Une autre image d’Haïti

Cet exemple inédit a été largement médiatisé notamment au Québec où des officiels et des entrepreneurs haïtiens pressaient leurs homologues québécois et canadiens de tenter leurs chances à l’instar de ce benjamin du monde haïtien des télécoms qui, par un tour de magie, s’est accaparé la part du lion: 2,2 millions d’abonnés en seulement quatre (4) années d’existence.

Nancy Roc, qui avait choisi d’impliquer Digicel dans l’organisation de ce forum, souhaitait en filigrane faire passer un message bien précis. «On voulait surtout donner une image positive d’Haïti et le cas de Digicel nous a permis de livrer la marchandise», a fait remarquer la No un d’Incas Productions en entrevue à l’Agence de presse Médiamosaïque.

En effet, les plus grands journaux du Québec, les émissions d’information de grande écoute, que ce soit à la radio, à la télévision ou le Web, ont relayé la nouvelle en exposant notamment le cas Digicel qui tranche ordinairement avec les nouvelles provenant d’Haïti.

Dans «La Presse» et sur Radio-Canada

«C’est une indication de ce qu’on peut faire malgré les défis d’Haïti», a témoigné au journal La Presse, l’avocat canadien Greg Van Koughnett, chef du conseil juridique et réglementaire de Digicel Haïti, qui était de passage à Montréal, a-t-il dit à cet influent quotidien montréalais, pour démontrer qu’«on peut travailler en Haïti».

La réussite en affaires est possible en Haïti, «mais il faut abandonner certains réflexes acquis dans les marchés riches et faire preuve de souplesse et de créativité», a poursuivi le journal dans un long article consacré à la percée de Digicel en Haïti, le marché le plus pauvre parmi les 32 exploités par la compagnie de l’Irlandais Denis O’Brien, mais qui arrive pourtant au deuxième rang en termes de revenus procurés.

Sur les ondes de la radio de Radio-Canada, au magazine intitulé «Désautels», mené par l’animateur du même nom, Van Koughnett a évoqué un de ces réflexes qui ne pèse absolument pas dans la tête ou dans le plan d’affaires d’un entrepreneur québécois ou nord-américain.

Exemple évoqué par ce dernier: la sécurité. Digicel Haïti embauche actuellement un millier d’employés, un nombre qui s’additionne à un autre millier de gardiens recrutés pour assurer la sécurité de son personnel, de ses locaux,  de ses installations, disséminés à travers le territoire, a narré l’avocat à Radio-Canada.

La contribution des Haïtiens de partout sollicitée

Selon la fondatrice d’Incas Productions Inc., le succès de Digicel Haïti est dû à son choix d’adapter son offre de services au milieu desservi en faisant fructifier ses capitaux tout en s’y impliquant en vue d’une amélioration de la qualité de vie de la population.

En guise d’illustration, Mme Roc précise que «l’arrivée de Digicel a fait chuter les prix en Haïti. Ils sont passés de 70 US$, le coût moyen d’un téléphone cellulaire, à 12,50$. C’est des exemples comme ça qu’il faut donner dans la presse internationale. Il revient aux Haïtiens de le faire et ils ne doivent plus attendre que les étrangers le fassent à leur place», a-t-elle conclu.

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/ Cr Digicell (La directrice marketing de Digicell Haïti, Tatiana Policard, et l’avocat canadien Greg Van Koughnett, chef du conseil juridique et réglementaire de Digicel Haïti)