La Charte et le chômage des Musulmans: Drainville a menti, dixit Bouazza Mache

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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE) – «Archi-faux» de penser que l’application de la Charte, dans les termes proposés par le ministre Bernard Drainville, aura pour effet de faciliter l’intégration des Maghrébins sur le marché du travail, c’est en tout cas le démenti du No un de l’agence MarkEthnik, Bouazza Mache, à l’endroit de l’initiateur du controversé document.

Drainville a dit quoi?

En effet, en conférence de presse, le jour même de la divulgation de la Charte, M. Drainville avait déclaré, et nous le citons : « Les balises que nous proposons, à terme, elles vont aider à l’intégration au marché de l’emploi de beaucoup de Néo-Québécois, notamment des Québécois d’origine maghrébine, parce qu’effectivement, les employeurs actuellement ont des craintes. Ils ne savent pas trop comment se gouverner en matière d’accommodement. Et on pense qu’en leur donnant ces balises-là, ça va être beaucoup plus facile pour la suite des choses. »

À ces propos, Bouazza Mache répond : «C’est archi-faux! Il est passé à côté. On a vu un Bernard Drainville ne maîtrisant pas ses dossiers, établir, sans chiffres, une fausse corrélation entre sa charte et la question de l’emploi dans la communauté. Sa fameuse charte aura pour finalité d’aggraver le problème du chômage chronique des Musulmans».

Pourquoi et où est le mensonge?

Parce que « dans la communauté, c’est plus facile pour les femmes de trouver un emploi que les hommes.  Il est clair que les femmes trouvent beaucoup plus leurs chances dans le secteur de l’éducation et dans le milieu hospitalier. Souvent, c’est seulement la femme qui travaille, l’homme garde les enfants, fait le ménage et tout!», a expliqué le professionnel qui s’est spécialisé dans le domaine du marketing.

«Il y a une contradiction flagrante: on veut prétendument favoriser l’émancipation des femmes musulmanes pour qu’elles soient égales aux hommes alors que, paradoxalement, on va les révoquer si elles refusent d’enlever le voile qu’elles portent par choix et non par obligation. Il y a quelque chose qui ne marche pas», a-t-il contrattaqué.

Mache affirme que ces propos du ministre ont été balayés du revers de la main lors de plusieurs rencontres tenues dans les mosquées de la communauté. «Drainville, a-t-il fait exprès ou est-il mal renseigné? Cela signifie que nous sommes gouvernés par des gens qui méconnaissent la réalité d’un segment de la population», a-t-il conclu le responsable de l’Agence MarkEthnik.

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