Justin Trudeau expert en danse marocaine?

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Réunis le 24 juin dernier au parc François-Perrault pour fêter la Saint Jean-Baptiste, les Maghrébins (environ un millier) ont été surpris de voir Justin Trudeau danser avec la foule à l’instar d’un vrai Marocain.

Justin est le fils de feu Pierre-Eliott Trudeau, ex-premier ministre du Canada. Voulant marcher sur les traces de son père, il défendra les couleurs du Parti libéral (PLC) dans Papineau lors des prochaines compétitions électorales.

Invité à dire par un collaborateur de «Média Mosaïque»: par quelle magie a-t-il réussi  à danser comme un vrai Maghrébin?  Le jeune politicien n’a pas hésité à déclarer «avoir le rythme dans le sang».

Sans avoir été invité personnellement par les organisateurs de cette fête réalisée par l’association baptisée «le Petit Maghreb», Justin Trudeau avait, de son propre gré, «choisi de partager la Saint Jean-Baptiste avec  une minorité visible».

Cependant, à part la danse, a-t-il vraiment une idée des problèmes réels de chômage et de pauvreté auxquels fait face la communauté maghrébine? La question reste posée. Il demeure toutefois que le Maroc et les Marocains ne sont pas étrangers à Justin Trudeau.

Il a raconté s’être déjà frotté aux gens de ce pays de l’Afrique et à sa culture. D’ailleurs, même sa mère, Margareth Trudeau, avions-nous appris, aurait séjourné à quelques reprises dans la ville marocaine Essaouira  durant les années hippies (1960). Un endroit d’où sont originaires plusieurs Juifs marocains ayant immigré au Québec.

Candidat dans Papineau pour débuter sa carrière en politique, Justin Trudeau aura la délicate mission de reprendre ce comté qui avait préféré voter pour l’actuelle députée  bloquiste, l’Haïtienne Vivian Barbot.

La partie est loin d’être gagnée pour Trudeau dans ce comté très multiculturel. Car, pour une rare fois, les Haïtiens, mécontents du départ forcé de l’ex-président d’Haïti Jean-Bertrand Aristide pour l’exil en 2004, s’étaient mobilisés pour démontrer qu’ils détiennent un poids  numérique au Québec en  votant massivement contre Pierre Pettigrew.

Pettigrew était alors ministre des affaires étrangères du Canada. On se rappelle le rôle joué notamment par les États-Unis, la France et le Canada, sous l’ex-premier ministre Paul Martin, dans le départ précipité d’Aristide du pouvoir en Haïti.

 
Justin Trudeau (en blanc) en train de danser avec les Montréalais d’origine marocaine (Photo:El Fouladi)