Desjardins démocratise l’accès à la propriété

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Il est tout à fait possible pour un immigrant de devenir propriétaire, d’avoir sa propre maison. Grâce à un programme spécialement offert chez Desjardins et qui cible particulièrement les nouveaux immigrants dans la province du Québec, a appris l’Agence de presse «Média Mosaïque».

 

 

 

 Ainsi, que l’immigrant soit travailleur temporaire ou résident permanent, dès lors qu’il a un emploi fixe depuis au moins trois mois et qu’il demeure au Québec depuis 36 mois au plus, il est éligible d’emblée dans le cadre de ce programme.

C’est entre autres, ce qu’ont appris les invités à la conférence sur le marché hypothécaire qui s’est déroulée au Carrefour Desjardins le 24 mars dernier. En effet, c’est devant une salle comble que trois experts du «Carrefour Desjardins» ont fait la lumière sur le marché hypothécaire actuel, sur les taux d’intérêt et sur les perspectives pour les années à venir.

Se basant notamment sur les études des économistes du Mouvement Desjardins, Ali Merazka, Conseiller en financement au «Carrefour Desjardins», a permis au public de mieux comprendre le fonctionnement des taux d’intérêt. Mieux encore, il leur a permis de bien saisir le lien entre la crise économique actuelle et le marché de l’immobilier. « Plusieurs facteurs influent sur le marché immobilier, on parle de démographie, d’inflation, de consommation, de faillites personnelles, etc. Même si le nombre de saisies de maisons a augmenté en 2008, il n’y a pas lieu de s’alarmer car nous sommes très loin de ce qui se passe aux États-Unis,  a souligné M. Merazka.

Selon Gabrielle Strang, qui est  elle aussi Conseillère en financement au «Carrefour Desjardins», l’année 2009 sera placée sous le signe de la baisse : baisse des mises en chantier, baisse de la revente de propriétés et même baisse des prix des maisons. On peut d’ailleurs s’attendre à une baisse du nombre de transactions de l’ordre de 14,5% au pays et il se construira 15% de résidences en moins au Québec. Bien entendu, prévient Mme Strang, toutes ces baisses auront des répercussions sur le prix des maisons à vendre. « Ceci dit, on entrevoit une chute de prix de l’ordre de 1% au Québec, guère plus. Une baisse de prix qui ne sera pas suffisante pour stimuler les acheteurs », croit-elle.

Directeur de comptes, marchés émergents au «Carrefour Desjardins», Éric Ménégazzi a pour sa part déboulonné tous les mythes reliés à l’accès au prêt hypothécaire. Il a expliqué comment fonctionne la qualification au financement : du calcul du ratio prêt/valeur de la propriété au calcul de la valeur du patrimoine, en passant par la capacité de remboursement. Ensuite, il a fait l’historique des taux hypothécaires, que l’on parle de taux fixes ou de taux variables.

Et pour finir, Ménégazzi a livré au public une analyse pertinente sur le potentiel de remboursement d’un prêt sur cinq ans selon le type de taux choisi. « Je crois qu’il est essentiel que chacun ait une vue d’ensemble de la situation. Les études depuis 2005 vantent toutes les taux variables. En 2008, au pays, 27% des hypothèques contractées l’étaient avec des taux variables, depuis quelques mois, on parle même de 40% ! », indique-t-il. Au regard des bas taux d’intérêt, M. Ménégazzi invite à la prudence. Les taux sont déjà très bas, mais le resteront-ils longtemps, s’interroge-t-il?

Les trois experts de Desjardins s’entendent pour dire que le meilleur moyen d’éviter les erreurs lorsqu’il est question de souscrire à une hypothèque, c’est encore de prendre rendez-vous avec son conseiller financier.

Avec la collaboration de Caroline Phemius

(PHOTO) Une vue de l’accueil du «Carrefour Desjardins» à la rue Peel à Montréal