Villes ethniques à Montréal? Tremblay vexé

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Louise Harel craint que des quartiers à forte concentration ethnique ne s’érigent en «ville italienne», «ville haïtienne», «ville arabe», «ville juive» «ville anglophone» à Montréal. Le maire Gérald Tremblay n’a pas pris de temps pour rabrouer l’ex-ministre des affaires municipales.

 

Intervenant à l’antenne de RDI, au micro de Simon Durivage, l’ex-députée péquiste avait déclaré que «si on passe de 19 arrondissements à 10, mais que les arrondissements demeurent des quasi-villes comme mai¬n¬tenant, on va se retrouver dans la pire des situations. On va avoir des villes… une ville italienne, une ville haïtienne, une ville anglophone, une ville arabe, Ville Saint-Laurent, une ville juive, etc.»

Des propos qui ont fait bondir Gérald Tremblay, le chef sortant de l’hôtel de ville de Montréal. «Les citoyens de Montréal, peu importe leur origine, sont tous des citoyens à part entière», a réagi ce dernier qui a déjà annoncé son intention de briguer un troisième mandat à la tête de l’administration municipale.

L’ex-députée Louise Harel qui, jusqu’ici, n’a pas ouvertement annoncé son intention de briguer la fonction, ne rate surtout pas l’occasion ces derniers temps de se montrer critique envers la gestion de la métropole québécoise depuis son retrait de la vie politique au niveau provincial.

Le quotidien gratuit montréalais Métro du 12 mars consulté par l’Agence de presse «Média Mosaïque», a rapporté et nous citons : «Mme Harel souhaitait illustrer les problèmes de gouver¬nance qui, croit-elle, affe¬ctent Montréal en raison des trop grands pouvoirs accordés aux arrondissements. Selon l’ancienne ministre péquiste, Montréal a perdu son allure de grande ville unie, et la réduction du nombre d’arrondissements, proposée par le maire de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Cosmo Maciocia, ne règlerait en rien le problème.»

De son côté, Gérald Tremblay a tenu à rappeler à Mme Harel que les arrondissements n’avaient pas été créés par Montréal. «C’est Québec qui a déterminé les limites des arrondissements, a-t-il souligné. Et ç’a été fait de façon à ce que ce soit inclusif.»

Le maire de l’arrondissement de Saint-Laurent, Alan DeSousa, s’est quant à lui montré plutôt critique à l’égard des propos tenus par Mme Harel, particulièrement sur son arrondissement. «Parler de Saint-Laurent d’une façon unidimensionnelle, ça discrédite notre communauté, a expliqué M. De- Sousa. La vision exprimée par Mme Harel est une vision dépassée qui ne reflète aucunement la réalité.» Saint-Laurent compte aujourd’hui 166 communautés culturelles, a conclu Métro.