Communauté maghrébine: autopsie d’un fiasco électoral prévisible à Montréal (ENTREVUE)

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«Soyons sérieux-là, ça ne se prépare pas en quinze jours ou en un mois, un candidat pour un poste de maire, de conseiller d’arrondissement ou de conseiller de ville!», a dénoncé le président fondateur du Congrès maghrébin du Québec après la défaite des candidats issus de sa communauté dans les compétitions municipales du 1er novembre dernier.

 

 

 

 

 

 

 

Dans une entrevue  accordée à l’Agence de presse «Média Mosaïque» au cours de laquelle il a fait le post-mortem de la participation maghrébine à ce scrutin, Monsef Derraji  a pris le soin d’énumérer les atouts qui sont, à son avis, indispensables à tout candidat ne souhaitant pas faire de la figuration lors d’une élection.

«Il faut connaître l’endroit, sa démographie, ses enjeux, il faut militer et prendre la parole dans les conseils d’arrondissement, il faut défendre les intérêts du quartier, et c’est à ce moment qu’on peut parler de candidature forte qui risque même de transcender les partis et faire consensus», a analysé Derraji.

L’expérience valait quand même la peine

Le No un du Congrès maghrébin du Québec précise malgré tout que la communauté est sortie renforcée de cette expérience. Parce que, à son avis, même les communautés les plus fortes actuellement son passées par-là. Voilà pourquoi, tout en prenant acte des résultats, somme toute, décevants, il refuse d’y voir  un échec.

«En termes de participation, c’est déjà extraordinaire, c’est pour la première fois qu’on a vu autant de candidats d’origine maghrébine  prendre part à une élection municipale et on a vu que les Maghrébins se sont déplacés pour aller aux urnes notamment dans Parc-Extension,  St-Léonard, St-Michel, Anjou, etc.», s’est réjoui le responsable du CMQ

Selon Monsef Derraji, «les résultats ont prouvé qu’il reste encore beaucoup de choses à faire, mais c’est un début, c’est un travail de longue haleine. Moi, je vois l’autre côté de la chose. C’est un acte de citoyenneté. Les gens se présentent aux élections et militent pour un ou un autre candidat, c’est une bonne chose. Cependant, si on veut avoir des candidats avec de bonnes chances de gagner au futur, il va falloir se préparer dès maintenant.»

 

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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/Cr. CMQ (Le président-fondateur du Congrès magrébin du Québec, Monsef Derraji)