Basket-ball NBA: faut-il un cours 101 pour les journalistes au Québec?

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Par Guilloteau François* (billet)

MONTRÉAL – Certains confrères sportifs québécois, ont-ils besoin d’un cours 101 sur le basket-ball particulièrement la NBA: la Ligue de Basket-ball américain?

Les disciples du grand sage le savent. C’est même l’abc du journalisme: il faut se renseigner avant de débattre d’un sujet.  » Les joueurs de basket sont très peu éduqués ou pas du tout… »: ce sont des propos gratuits, injustes, inadéquats, entendus ces derniers jours sur le plateau d’un réseau sportif.

Il faut dire sans entrer dans les détails que ces confrères adorent ce qu’ils font. Je tairai de toute façon le nom de la chaîne pour lesquels ils travaillent. Je dirais qu’ils adorent ce qu’ils font, mais cela est peu suffisant pour passer à l’antenne.

 » Les joueurs de basket pour la plupart terminent leur carrière dans le rouge parce qu’ils ne savent pas lire, » disaient-ils, en substance lors de cette émission avec une aisance tellement déconcertante…

Cependant, il est paradoxalement opportun de nous poser les questions suivantes: pourquoi les Expos sont-ils partis de Montréal…Pourquoi CKAC Sports n’a-t-elle pas survécu ? Ces symboles québécois ont disparu, parce qu’on ne sait pas lire dans la Belle Province? Pas sûr!

Remarquez ici: j’ai surtout parlé d’institutions et non de joueurs en faillite…Cependant, le dénominateur commun, ce sont des hommes. Il est question de mauvaise gestion… La Grèce est dans le rouge parce que les petits fils de Socrate, d’Aristote, de Pythagore ne savent pas lire ?

Une chose est sûre: les joueurs de basket ne sont peut-être pas tous des Barack Obama, Oprah Winfrey, Noam Chomsky, mais le basket américain est connu, n’est-ce pas chers confrères, pour être un repère de joueurs formés à l’université?

La dernière sensation en date de la NBA, Jeremy Lin, d’origine asiatique, est un diplômé fraîchement sorti de la prestigieuse Université Havard…Il est vrai que tout le monde dans la NBA n’a pas la même trajectoire que Lin. Évidemment, il y a des ratés dans le basket y compris dans d’autres disciplines comme dans la presse québécoise également…Alors chers confrères, pour vous mettre au diapason avec certains puristes pendant et après le match, réfléchissez: cent fois sur le métier, dit le vieil adage, vous connaissez la suite!

 

*Notre collaborateur Guilloteau François est journaliste, lecteur de nouvelles et chroniqueur sportif

PHOTOTHÈQUE MÉDIAMOSAÏQUE/Cr Québec Hebdo ( Jacques Paiement, entraîneur-chef du Rouge et Or masculin et coordonnateur de la Classique, Michel Janvier, directeur de territoire chez Parmalat-Lactantia, Denis Huot, chargé de compte chez Parmalat-Lactantia et Linda Marquis, lors du lancement de la 18e édition de la Classique de basketball Parmalat-Lactantia de Québec le 4 janvier dernier.