Adoption d’enfants d’Haïti: Position officielle du Consulat d’Haïti à Montréal

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Suite à la controverse suscitée dans la presse québécoise autour du processus d’adoption d’enfants en provenance d’Haïti par le Québec, le Consulat général d’Haïti à Montréal a jugé nécessaire de fixer sa position, de manière officielle sur le dossier, et ce, pour éviter que le point de vue d’Haïti ne soit pas utilisé à des fins partisanes à Québec. 

En effet, il y a environ une semaine, les différents partis siégeant à l’Assemblée nationale se chamaillaient sur la question. La chef du Parti québécois (opposition), Pauline Marois, accusait les libéraux (au pouvoir), de ne pas tenir compte des cris de bon nombre de gens dans la population qui veulent adopter un enfant dans ce pays dévasté récemment par un tremblement de terre.

Refusant d’accuser Québec, le consul Pierre-Richard Casimir précise qu’il y a effectivement de la lenteur dans le traitement des demandes d’adoption. Il évoque à ce sujet, des «difficultés inhérentes à la conjoncture» post-séisme qui prévaut actuellement en Haïti depuis le 12 janvier dernier.

Casimir soutient cependant qu’il n’y a jamais eu de «moratoire», comme le prétendait Québec, même s’il avoue paradoxalement que les autorités compétentes de son pays travaillent main dans la main avec le gouvernement québécois pour «accélérer le processus».

Ci-dessous, le communiqué officiel du Consulat d’Haïti à Montréal reçu à la rédaction de l’Agence de presse «Média Mosaïque».

 

POSITION OFFICIELLE DU CONSULAT GÉNÉRAL D’HAÏTI À MONTRÉAL SUR L’ADOPTION D’ENFANTS D’HAÏTI AU QUÉBEC À LA SUITE DU SÉISME DU 12 JANVIER 2010

Montréal, le 7 juin 2010 – Le Consulat général d’Haïti à Montréal tient à informer, la presse et le public en général, que les autorités haïtiennes travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement du Québec dans le but d’accélérer le processus d’adoption d’enfants en provenance d’Haïti.

Tout en rappelant que des efforts ont été faits par les deux parties pour faciliter l’arrivée au Québec de 126 enfants pour lesquels les procédures d’adoption ont été quasiment complétées dans les jours ayant suivi le séisme, le Consulat invite cependant les gens à ne pas ignorer les difficultés inhérentes à la conjoncture. En tout temps, l’intérêt supérieur de l’enfant doit prévaloir.

«Il faut l’approbation d’au moins trois ministères dans le processus d’adoption en Haïti. Ce qui veut dire que, même en temps normal, l’adoption reste et demeure une procédure assez complexe. De plus, le séisme du 12 janvier a eu pour effet de ralentir le rythme de travail habituel de la plupart des institutions gouvernementales haïtiennes», a fait remarquer le Consul général d’Haïti à Montréal, M. Pierre-Richard Casimir.

Cependant, si le séisme n’est pas étranger au ralentissement ressenti par les familles québécoises, le Consul informe toutefois que l’adoption continue à se faire en Haïti. «Il n’y a aucun moratoire à l’heure actuelle, même si la législation y relative est en train d’être revue par les autorités haïtiennes», a-t-il souligné.

Monsieur Pierre-Richard Casimir salue au passage la diligence avec laquelle la ministre déléguée aux Services sociaux du Québec, madame Lise Thériault, est en train de travailler sur le dossier et réitère la pleine et entière collaboration du gouvernement d’Haïti.

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Source:  Consulat Général d’Haïti à Montréal
Pour renseignements:  Djinah M.Thomas
Assistante du Consul
(514) 499-1919, poste 228

PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com/ (Le consul général d’Haïti à Montréal, Pierre-Richard Casimir)