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Vendredi, 23 Février 2018
Accueil MosaïJOBS MosaïJOBS «Conduites culturelles en emploi»: les immigrants absents

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Cette séance de trois journées, qui se donne à Immigration-Québec, au nord de Montréal, cherche pourtant à conscientiser les Néo-québécois sur l’importance de comprendre les enjeux culturels dans le milieu du travail québécois afin, non seulement de les intégrer, mais aussi de les maintenir en emploi.

 

 

 

Des mises en situation pratiques permettent aux personnes immigrantes de se faire déjà une idée des réalités du marché du travail en développant des habiletés et des connaissances pertinentes. Le Québec étant une société pragmatique, le nouvel arrivant se trouve, par ces exercices, imprégné des façons de faire de sa nouvelle société, en ce qui concerne la relation à autrui et la manière efficace et claire de communiquer avec ses collègues.

Dans cette session sur les conduites culturelles en emploi, le formateur aborde différents aspects reliés à la perception de la culture québécoise : « rapport à l’autorité, mode de gestion des conflits, importance de l’individu par rapport au groupe, importance accordée aux règles et aux manières de s’y conformer, distance physique entre les individus, rapport au temps, manière de communiquer, gestion à la québécoise caractérisée par l’autonomie, la participation, l’égalité et le consensus ». Bref, cette session cerne les principales dimensions de la culture québécoise.

Pourtant,  si l'on se fie aux chiffres divulgués par le ministère de l'Immigration et des communautés culturelles pour l'année 2007, ils ne sont que 1000 immigrants à juger pertinent d'assister à ces cours alors que la Belle Province a accueilli 45 221 nouveaux arrivants au cours de la même année. Un fiasco total...

Pourquoi une telle formation suscite-elle très peu d'intérêts?

A-t-on programmé ces séances de formation à des heures qui conviendraient à un maximum de nouveaux arrivants? Certains d'entre eux, qui travaillent souvent dans des centres d’appels avant de trouver un emploi dans leur domaine, ont d'autres chats à fouetter. Pourquoi ne pas envisager un partenariat avec les représentants du bureau des associations ethnoculturelles qui sont en contact permanent avec les membres de leurs communautés respectives?  

Ces associations ethnoculturelles, citons à titre d'exemple, le cas de « l’Amicale des Ivoiriens du Canada » ou tant d'autres dans bon nombre de communautés, sont proches de ces groupes de population et constituent aussi une force de mobilisation efficace. Elles pourraient sensibiliser davantage les membres de leurs communautés à ces réalités.

Certaines personnes immigrantes ne jugent pas pertinent d’assister à ces sessions pour plusieurs raisons (conseils malavisés de l’entourage, confusion de vitesse et précipitation), d’autres n’assistent pas à ces sessions pour des raisons liées à la survie.

C'est ce que Moustapha Sene, immigrant d’origine sénégalaise arrivé au Québec en septembre 2008, a d'ailleurs confié à l'Agence de presse «Média Mosaïque». À son avis, « si la personne se retrouve dans l’impossibilité de satisfaire certains besoins les plus fondamentaux (logement, nourriture, vêtements etc.) elle n’a pas le temps de suivre un encadrement, elle cherche plutôt du travail et n’importe lequel afin de recouvrer sa dignité humaine ».

M. Sene suggère « d'en faire certaines le samedi ou le dimanche pour permettre à tous d’y participer? Cela peut être une perspective à revoir », car poursuit-il, « ceci me paraît essentiel, parce que ce sont surtout ces sessions d’information qui permettent aux nouveaux immigrants de connaître les opportunités qu’offrent les régions.»

«Car au-delà de l’emploi, il y a l’environnement qui offre d’autres possibilités (temps de transport raccourci, davantage de possibilités d’obtenir une place pour les enfants dans les garderies, espace vital plus élargi). En plus de cela, il faut aussi mettre en exergue les possibilités de projets que les immigrants peuvent ficeler avec leurs pays d’origine et susceptibles d’être soutenus par la région d’accueil, tous ces facteurs pourront participer à mieux les attirer vers les régions », conclut l'immigrant d’origine sénégalaise, Moustapha Sene. 




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Commentaires  

 
-1 #9 Maxis 2009-05-06 06:49 Il faut pas dire ça comme ça…Ça, ce n'est pas du français! Citer
 
 
0 #8 Maxis 2009-05-06 06:48 Attention!!! :-))) Ces séances devraient disparaitre. L'argent ainsi dépensé pourrait servir à encourager des firmes québécoises à s'ouvrir aux immigrants! That's it! Citer
 
 
+1 #7 Véronique Drapeau 2009-05-05 18:02 Attention! il faut pas dire ça comme ça. Un nouvel arrivant qui va à l'école ou à l'université au Québec peut s'en passer. Mais, pour lles autres qui ne suivent pas ce cheminement, des séaces de formations aussi courtes…ça se prend bien et c'est fort utile. Citer
 
 
0 #6 Maxis 2009-05-05 10:54 C'est la triste vérité. Ces séances ne servent à rien. 30 minutes dans une bibliothèque ou sur le net et on a des informations précieuses et sans aucune propagande. On devrait économiser tout cet argent, quand on voit le chômage qui touche les immigrants. Citer
 
 
0 #5 Luis Aguilar 2009-05-05 07:05 C'est stupide de dire que «ces séances sont inutiles», mais c'est aussi stupide de dire qu'elles «devraient être obligatoires» Citer
 
 
0 #4 Maxis 2009-05-05 06:37 Ces séances sont inutiles. Le nouvel arrivant acquiert plus d'informations au contact avec ses concitoyens du pays d'origine. C'est comme cela qu'il peut savoir que d'autres provinces offrent plus d'opportunités en matière d'emploi. Au MICC, personne ne peut évoquer les dérives du réseautage, ce qui est à la base de la discrimination de certaines communautés. Citer
 
 
+1 #3 Armelle Diouf 2009-05-05 05:44 @Marie-Laure M. Rozas
C'est quoi cette affaire-là, les immigrants sont quand même des adultes?
Citer
 
 
+1 #2 Marie-Laure M. Rozas 2009-05-05 04:36 Les séances du MICC devraient être obligatoires. Bien souvent le nouvel-arrivant qui se lance seul et confiant dans la démarche de recherche d'emploi et de recherche de repères manquent d'outils. Il s'en rendra vite compte une fois qu'il aura compris que ca prend une connaissance du Québec dans ces domaines là. Je suis d'accord que le nouvel-arrivant veut travailler, gagner de l'argent vite …Mais tu ne peux pas arriver au Québec en terrain conquis. Il faut prendre quelques semaines pour comprendre les réalités du terrain, connaitre le MICC et tous les services connexes. Prendre le temps de se renseigner sur tout ce dont on dispose. Après cela, on sera mieux "armé" pour attaquer cette nouvelle vie. Citer
 
 
0 #1 Woomie Houang 2009-05-04 09:16 L'immigrant rude travailleur qui arrive ici ne va rester à la maison et attendre une pitance chèque d'aide sociale de BS-là. Il va rapidement chercher un emploi. Il a aussi beauoup de pièces à faire, des amis à voir, il veut visiter beauoup d'endroits de son nouveau pays, son programme est chargé.
Alors, ces séances du MICC doivent aussi tenir compte de l'agenda du nouveau arrivant. Sans quoi, dès qu'il arrive il décroche.
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