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Mardi, 17 Octobre 2017
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Québécoise d'origine, titulaire d'un Bac en science politique et d'une maîtrise en analyse et développement des organisations, Julie est à l'emploi à la Ville de Montréal où elle occupe un poste en finances après avoir passé un peu plus de 5 ans au Service de Police de la Ville de Montréal à occuper différentes fonctions.

 

Effet Obama dans le sacre d'Ignatieff?

On peut attribuer à Obama une partie de la popularité d'Ignatief dans la mesure où l'on considère l'influence idéologique du personnage et non pas le fait qu'il soit d'origine immigrante. En effet, Ignatief est non seulement né au Canada, il n'est pas une minorité visible. En conséquence, son élection n'aurait pas le même poids symbolique que celle d'Obama aux États-Unis.

Il faut considérer l'histoire des États-Unis; l'esclavage puis la ségrégation qui étaient dirigés uniquement envers les gens dont la peau n'était pas blanche. Il suffit de penser qu'il y a à peine 42 ans, le mariage entre gens de différentes couleurs était illégal dans seize des états américains. À ce titre, l'élection d'Obama est un évènement exceptionnel et peut être perçu comme un avancement notoire de la condition des gens de couleur aux Etats-Unis, ce qui ne se compare d'aucune façon avec Ignatief.

Toutefois, au même titre qu'un certain parallèle peut être fait entre George W. Bush et Stephen Harper, on peut en faire un similaire entre Ignatief et Obama. En effet, les Canadiens sont inspirés par le personnage d'Obama, son charisme et son éloquence. On dit la même chose du nouveau chef du Parti libéral. Également, le PLC se positionne traditionnellement plus à gauche que le Parti conservateur. Les démocrates sont donc plus susceptibles d'avoir des idées similaires aux libéraux.    

Je crois donc qu'on ne peut nier l'effet Obama, son élection frappe l'imaginaire et laisse place en l'espoir de changements. Le Times Magazine l'a d'ailleurs classé dans son palmarès des 100 personnes les plus influentes de la planète. Son arrivée à la tête d'un pays aussi puissant amène un désir à prendre part à ce vent de changement.

 

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La diversité et le rêve québécois ou canadien

Le rêve américain est, à la base, un rêve d’égalité des chances. Il tire sa source dans la croyance qu’à seule force de volonté et d’intelligence on peut se bâtir un avenir meilleur. Il repose en grande partie sur le rejet des classes sociales qui façonnent l’histoire de l’Europe. Rejet de la monarchie, rejet d’une vie conditionnée par la naissance et la généalogie sous jacente. Rejet qui a poussé ces gens à immigrer vers un monde nouveau où tout est possible.

Au Canada, l’histoire dessine un constat similaire qui réside dans le désir d’un avenir meilleur. Toutefois, il y a une différence fondamentale qui repose sur la philosophie de ces immigrants. Cette philosophie prend racine tout d’abord dans la nature du besoin d’immigrer et dans la religion. En effet, à la base, l’immigration canadienne venue de France en était une de nécessiteux. Il s’agissait surtout de gens qui n’arrivaient plus à subsister à leurs besoins et qui étaient ainsi attirés par la promesse d’un bout de terre à cultiver. Ceci est contraire aux Américains qui ont plutôt rejeté en bloc le système social présent en Europe.

Également, il ne faut pas oublier les différences fondamentales entre les catholiques et les protestants. Au Canada, avant la conquête britannique, l’église catholique s’est imposée avec une philosophie où un bon chrétien est avant tout né pour un petit pain. Par la suite, la place qu’a revêtue cette église a grandement modelé le développement économique du Québec.

Cette différence philosophique se traduit encore aujourd’hui dans les choix politiques des deux pays. Le Canada et plus particulièrement le Québec, ont un système considéré comme une sociale démocratie de centre. La sociale démocratie veille à ce que la majorité des citoyens aient accès à un minimum de services considérés comme essentiels, tels que, l’assurance maladie ou l’éducation, ce qui se reflète par un taux d’imposition beaucoup plus élevé qu’aux États-Unis.

À ce titre, je ne crois pas qu’on puisse parler de rêve canadien ou québécois, à tout le moins pas au sens du rêve américain, du ‘self made man’. Par contre, on peut imaginer un autre modèle de rêve qui passe par un accès à l’éducation supérieure, aux soins de santé, à une qualité de vie. Qui plus est, je crois que le rêve américain du ‘self made man’ est de moins en moins actuel puisqu’on voit le développement d’une forme de stratification sociale aux États-Unis avec les ghettos où l’égalité des chances relève plus du mythe que d’autres choses!


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Les immigrants ne votent pas, est-ce vrai?

Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque je réfléchis à la question du blogue de cette semaine. Je souris car je pense aux propos tenus par un certain Jacques Parizeau, un certain soir de référendum, qui avait alors clamé haut et fort devant les médias réunis qu'il avait perdu le référendum à cause du vote ethnique.

Je pense également à la dernière élection américaine qui a mobilisé le vote des immigrants et des différentes communautés ethniques comme jamais auparavant alors que, pour la première fois de son histoire, les Américains s'apprêtaient à élire leur premier président non-blanc à la Maison Blanche

Je ne tente pas de dire que les médias ont tout faux, au contraire. Ils mentionnent que les immigrants ne votent pas et ils ont sûrement raison. Certes, on peut expliquer que les immigrants votent moins que les natifs, car certains n'ont pas confiance envers le système démocratique.

D'autres ne se sentent pas concernés ou encore désirent contester. Certains ne s'identifient pas aux choix politique et décident de ne pas voter pour exprimer le fait qu'il y ait très peu d'alternatives.

Une partie de la population, incluant les immigrants,  a compris que les partis qui prennent le pouvoir sont ceux qui se maintiennent le plus près possible du centre, ni trop à droite, ni trop à gauche. Pour certains, les partis deviennent donc interchangeables.

Également, j'imagine que l'immigrant qui décide de quitter son pays natal veut améliorer sa qualité de vie et qu'une certaine stabilité devient dès lors un objectif souhaitable.

À cet effet, on peut concevoir qu'un immigrant qui a été accueilli par le gouvernement fédéral éprouve une certaine insécurité face à la séparation du Québec, par exemple.

Je crois donc que, traditionnellement, les immigrants votent moins que les natifs mais lorsqu'ils se sentent concernés ils réussissent à se mobiliser et à aller voter.

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Les couples mixtes sont nombreux au Québec

Je crois que de vivre une relation avec un conjoint issu d'une culture différente à la sienne n'est pas facile à priori, puisque les couples mixtes sont avant tout des couples atypiques. À ce titre, ils font face à des formes de préjugés semblables à ceux que vivent les couples de même sexe ou encore ceux ayant une différence d'âge importante.

Le couple doit donc faire fi du regard souvent curieux des passants, des questions et de la curiosité quelque fois mal placée de l'entourage. Également, ce genre de relation demande une forme d'adaptation et une dose de subtilité afin de s'approprier les mœurs et coutumes de l'être aimé tout en conservant sa culture et ses valeurs propres.

Il faut être prêt à explorer des sentiers inconnus et faire preuve d'une très grande ouverture d'esprit lors de cette découverte. On n'a qu'à penser à la place que revêt la famille ou la religion, à la façon d'apprêter la nourriture, à la relation vis-à-vis de l'autorité ou encore à la consommation d'alcool qui diffèrent énormément, selon la culture ou la religion à laquelle on appartient.

Également, il ne faut pas faire fi de la place des médias qui joue un rôle déterminant dans la perception de la population face aux couples mixtes. Je pense par exemple à des films comme «Jamais sans ma fille» qui ont marqué l'imaginaire de beaucoup de femmes, notamment de celles qui sont mères ou encore aux films de Danny Laferière qui traitent souvent de la sexualité des hommes noirs et de la perception qu'en ont les femmes. À ce titre, les médias sont souvent le véhicule privilégié des préjugés.

Il reste que lorsque les différences culturelles sont trop importantes un des partenaires doit souvent faire de lourds compromis au niveau de ses valeurs ou de ses habitudes de vie afin d'être accepté au sein de la famille ou du groupe auquel appartient l'autre membre du couple s'il ne veut pas se retrouver isolé.

Je crois toutefois que, pour la majorité des couples mixtes, la découverte des différences culturelles n'amène qu'un peu de piquant à la relation et vient enrichir les connaissances réciproques des partenaires. Tout dépend de l'attitude des membres du couple, s'ils éprouvent de la fierté à être avec quelqu'un qui ne leur ressemble pas, de prime abord, la relation doit s'en trouver nettement facilitée.

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La diversité commente le départ de Mario Dumont

À moins que l’Action démocratique du Québec (ADQ) qu’il a créée prenne un jour le pouvoir, je ne crois pas que l’on parlera de Mario Dumont à nos petits enfants. Certes, il a marqué la scène politique en supplantant le Parti Québécois(PQ) et s’accaparer le statut, le beau rôle de parti d’opposition officielle à l’Assemblée nationale.

Pourtant, une fois au pouvoir, il a livré une performance des plus décevantes qui a mené son parti à la déconfiture qu’on connaît aux élections suivantes. À ce titre, je ne crois pas que l’on dira de  Mario Dumont qu’il a été un homme politique d’envergure.

Il s’est présenté comme une troisième voie, a amené un renouveau dans la politique québécoise mais n’a pas su canaliser ses idées en un projet de société comme l’a fait René Lévesque, par exemple. On se souviendra de lui comme celui qui a donné une leçon d’humilité aux vieux partis, sans plus.

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