Déçu de sa dernière campagne électorale, Mario Dumont jette l'éponge et devient animateur de télé. A-t-il été un homme politique d'envergure, selon vous?
Commentaire de Julie Dufresne Voir le profil de Julie Dufresne

À moins que l’Action démocratique du Québec (ADQ) qu’il a créée prenne un jour le pouvoir, je ne crois pas que l’on parlera de Mario Dumont à nos petits enfants. Certes, il a marqué la scène politique en supplantant le Parti Québécois(PQ) et s’accaparer le statut, le beau rôle de parti d’opposition officielle à l’Assemblée nationale.
Pourtant, une fois au pouvoir, il a livré une performance des plus décevantes qui a mené son parti à la déconfiture qu’on connaît aux élections suivantes. À ce titre, je ne crois pas que l’on dira de Mario Dumont qu’il a été un homme politique d’envergure.
Il s’est présenté comme une troisième voie, a amené un renouveau dans la politique québécoise mais n’a pas su canaliser ses idées en un projet de société comme l’a fait René Lévesque, par exemple. On se souviendra de lui comme celui qui a donné une leçon d’humilité aux vieux partis, sans plus.
Pourtant, une fois au pouvoir, il a livré une performance des plus décevantes qui a mené son parti à la déconfiture qu’on connaît aux élections suivantes. À ce titre, je ne crois pas que l’on dira de Mario Dumont qu’il a été un homme politique d’envergure.
Il s’est présenté comme une troisième voie, a amené un renouveau dans la politique québécoise mais n’a pas su canaliser ses idées en un projet de société comme l’a fait René Lévesque, par exemple. On se souviendra de lui comme celui qui a donné une leçon d’humilité aux vieux partis, sans plus.
Commentaire de Marjorie Théodore Voir le profil de Marjorie Théodore

Selon moi, Mario Dumont n'a pas été un homme politique d'envergure. Cependant, il faut reconnaître que sur la scène politique québécoise, il a été, malgré tout, un bon joueur. Il possédait les atouts nécessaires: verve, sens de la répartie et de plus, il était doté d'une bonne intuition.
Il faut imputer son insuccès à sa «jeunesse politique». Son plus grand malheur, c'est d'avoir été trop imbu de lui-même. Il n'a pas su profiter de tous ses atouts pour engager des débats sur les grands enjeux se laissant trop souvent aller aux attaques personnelles.
D'ailleurs, plusieurs de nos politiciens devraient commencer à réfléchir sur leur façon de faire. Les insultes, les attaques personnelles ne donnent pas une bonne image de la politique. Nos élus auraient intérêt à travailler de façon respectueuse afin de redonner à la politique ses lettres de noblesse et en même temps redorer leur blason.
Pour conclure, je suis convaincue qu'avec le recul et une certaine introspection, Mario Dumont pourra revenir sur la scène politique et jouer le rôle que l'électorat attendait de lui. Son idole étant Robert Bourassa, s'il suit ses traces, ce retrait de la vie politique lui sera bénéfique.
Il faut imputer son insuccès à sa «jeunesse politique». Son plus grand malheur, c'est d'avoir été trop imbu de lui-même. Il n'a pas su profiter de tous ses atouts pour engager des débats sur les grands enjeux se laissant trop souvent aller aux attaques personnelles.
D'ailleurs, plusieurs de nos politiciens devraient commencer à réfléchir sur leur façon de faire. Les insultes, les attaques personnelles ne donnent pas une bonne image de la politique. Nos élus auraient intérêt à travailler de façon respectueuse afin de redonner à la politique ses lettres de noblesse et en même temps redorer leur blason.
Pour conclure, je suis convaincue qu'avec le recul et une certaine introspection, Mario Dumont pourra revenir sur la scène politique et jouer le rôle que l'électorat attendait de lui. Son idole étant Robert Bourassa, s'il suit ses traces, ce retrait de la vie politique lui sera bénéfique.
Commentaire de May Chiu Voir le profil de May Chiu

À mon avis, le vrai talent de Mario Dumont de l'ADQ résidait dans sa manière de faire passer les revendications de la classe moyenne. Alors, comme beaucoup de commentateurs ou animateurs de médias sensationnalistes le font, je pense que Mario Dumont va faire un bon travail.
Par contre, l'ADQ de Mario Dumont a échoué comme parti politique parce qu’elle était incapable d’offrir des solutions réalistes et efficaces. Les médias du genre «mainstream» ont toujours tendance à exceller dans l’actualité simpliste et erronée.
À titre d’exemple, les médias ont récemment mis Mario Dumont en orbite, en relayant servilement pour la plupart ses propos xénophobes qui ont offensé énormément de gens dans les communautés culturelles lors de la crise portant sur la question des «Accommodements raisonnables».
La décision de Mario Dumont de tirer sa révérence est la suite logique de la défaite électorale de son parti. Je pense que dans le contexte d'échec du système capitaliste, sa contribution en tant qu’animateur de média va révéler très vite les limites de son véritable background.
Par contre, l'ADQ de Mario Dumont a échoué comme parti politique parce qu’elle était incapable d’offrir des solutions réalistes et efficaces. Les médias du genre «mainstream» ont toujours tendance à exceller dans l’actualité simpliste et erronée.
À titre d’exemple, les médias ont récemment mis Mario Dumont en orbite, en relayant servilement pour la plupart ses propos xénophobes qui ont offensé énormément de gens dans les communautés culturelles lors de la crise portant sur la question des «Accommodements raisonnables».
La décision de Mario Dumont de tirer sa révérence est la suite logique de la défaite électorale de son parti. Je pense que dans le contexte d'échec du système capitaliste, sa contribution en tant qu’animateur de média va révéler très vite les limites de son véritable background.
Commentaire de Yasmine Alloul Voir le profil de Yasmine Alloul

Je crois que Mario Dumont a été un politicien qui a grandement contribué au développement du Québec. Malgré le fait qu'on ne soit pas d'accord avec les idées qu'il a propagées, sa façon de faire, son "surfing" politique.
Tout le monde est sans doute d’avis que Mario Dumont a apporté des idées et débattu de bien des aspects de la politique québécoise. Il serait cependant osé de dire qu'il s’inscrit dans la lignée des plus grands politiciens.
On notera de lui qu’il a quand même pu rassembler une bonne frange de l'électorat québécois. Pendant des années, il a été seul à l'Assemblée nationale et il a résisté malgré vents et marées. Il n'a jamais démontré qu’il était un désespéré. Il était génial dans sa ruse à «sortir des lapins de son chapeau» et il était le champion du «clip politique»(le meilleur extrait succinct, imagé et prêt à diffusé en ondes).
Combien d'hommes ou femmes au Québec ont fait preuve d’autant de leadership et ont réussi à provoquer un séisme politique en faisant passer la députation de l’ADQ à l’Assemblée nationale de 5 membres à plus d'une quarantaine de députés en l’espace d’une seule élection?
Est-ce que je le considère comme un homme politique d'envergure? Si on fait une analyse comparative qui tienne compte du profil des grands leaders à l’échelle internationale, je dirais non. Cependant, si notre comparaison se circonscrit à l'histoire de la politique québécoise, je ne peux dire que oui. Le Québec n'a pas un nombre infini de politiciens d’envergure et les Québécois ne sont pas non plus un peuple fortement politisé (le taux de participation aux dernières élections fournit un très bel indice en ce sens).
Tout le monde est sans doute d’avis que Mario Dumont a apporté des idées et débattu de bien des aspects de la politique québécoise. Il serait cependant osé de dire qu'il s’inscrit dans la lignée des plus grands politiciens.
On notera de lui qu’il a quand même pu rassembler une bonne frange de l'électorat québécois. Pendant des années, il a été seul à l'Assemblée nationale et il a résisté malgré vents et marées. Il n'a jamais démontré qu’il était un désespéré. Il était génial dans sa ruse à «sortir des lapins de son chapeau» et il était le champion du «clip politique»(le meilleur extrait succinct, imagé et prêt à diffusé en ondes).
Combien d'hommes ou femmes au Québec ont fait preuve d’autant de leadership et ont réussi à provoquer un séisme politique en faisant passer la députation de l’ADQ à l’Assemblée nationale de 5 membres à plus d'une quarantaine de députés en l’espace d’une seule élection?
Est-ce que je le considère comme un homme politique d'envergure? Si on fait une analyse comparative qui tienne compte du profil des grands leaders à l’échelle internationale, je dirais non. Cependant, si notre comparaison se circonscrit à l'histoire de la politique québécoise, je ne peux dire que oui. Le Québec n'a pas un nombre infini de politiciens d’envergure et les Québécois ne sont pas non plus un peuple fortement politisé (le taux de participation aux dernières élections fournit un très bel indice en ce sens).
Commentaire de Moïse Mougnan Voir le profil de Moïse Mougnan

Mario Dumont a toujours été un homme d’éclat, plutôt qu’un homme d’État. Sa démission, ne pouvait guère étonner. Une démission à la dimension d’un homme qui sait cultiver avec aisance et suffisance son patrimoine politique. Un patrimoine, hélas teinté d’un opportunisme propre aux sophistes.
Il faut d’abord se rappeler la démission (ou débauchage pour certains) de deux de ses députés. Ces derniers, qui ont rejoint manu militari le Parti libéral du premier-ministre Jean Charest, quelques semaines avant le déclenchement des dernières élections, ont été vigoureusement ostracisés par leurs collègues. Un sort toujours réservé naturellement aux renégats. Cela va aussi de soi.
Mais, ce qu’on doit retenir de la trahison de ces défroqués de l’ADQ, c’est qu’ils ont fait ressortir au grand jour le malaise qui régnait au sein de leur parti. Un malaise étouffé par la discipline spatiale et stalinienne imposée par la nomenklatura adéquiste.
Maniant avec perfection la langue de bois, Mario Dumont a surfé sur un nationalisme de bas étage pour se faire un capital politique. L’occasion faisant le larron, le débat sur les «accommodements raisonnables», qu’il a qualifié cyniquement d’ailleurs d’«accommodements déraisonnables», lui fournira les munitions nécessaires afin d’élargir sa base électorale. Mais hélas pour lui, Jean Charest, en créant la «Commission Bouchard-Taylor sur les Accommodements raisonnables», a fini par le neutraliser. D’ailleurs Mario Dumont, n’a même pas eu le courage de présenter un mémoire à la Commission.
Sa débâcle aux dernières élections a sonné le glas de ses ambitions de diriger le Québec. Il a eu le courage de prendre, au moins pour une fois dans sa carrière politique, tout le blâme.
L’annonce de son embauche par TQS est un grand coup pour une télévision qui en a vraiment besoin. Une chaîne qui a coupé l’année dernière la plupart de ses services autant en région que dans la métropole. Une télévision pour qui les nouvelles (l’information) ne sont pas une priorité.
Un homme politique, qui se veut défenseur du peuple, tel que le clame urbi et orbi Mario Dumont, peut-il accepter l’offre d’une telle télévision ?
Mario Dumont quoique que populiste, ne peut être considéré comme un homme politique d’une grande envergure. D’aucuns diront surement, qu’il faut prendre quand même en compte son poids politique au Québec. Mais cet argument, peut être aussi valable pour plusieurs partis d’extrême droite en Europe ou ailleurs dans le monde.
En tout cas, c’est avec hâte que nous attendons «Dumont 360», c’est le nom de son émission qui sera présentée en septembre prochain.
Il faut d’abord se rappeler la démission (ou débauchage pour certains) de deux de ses députés. Ces derniers, qui ont rejoint manu militari le Parti libéral du premier-ministre Jean Charest, quelques semaines avant le déclenchement des dernières élections, ont été vigoureusement ostracisés par leurs collègues. Un sort toujours réservé naturellement aux renégats. Cela va aussi de soi.
Mais, ce qu’on doit retenir de la trahison de ces défroqués de l’ADQ, c’est qu’ils ont fait ressortir au grand jour le malaise qui régnait au sein de leur parti. Un malaise étouffé par la discipline spatiale et stalinienne imposée par la nomenklatura adéquiste.
Maniant avec perfection la langue de bois, Mario Dumont a surfé sur un nationalisme de bas étage pour se faire un capital politique. L’occasion faisant le larron, le débat sur les «accommodements raisonnables», qu’il a qualifié cyniquement d’ailleurs d’«accommodements déraisonnables», lui fournira les munitions nécessaires afin d’élargir sa base électorale. Mais hélas pour lui, Jean Charest, en créant la «Commission Bouchard-Taylor sur les Accommodements raisonnables», a fini par le neutraliser. D’ailleurs Mario Dumont, n’a même pas eu le courage de présenter un mémoire à la Commission.
Sa débâcle aux dernières élections a sonné le glas de ses ambitions de diriger le Québec. Il a eu le courage de prendre, au moins pour une fois dans sa carrière politique, tout le blâme.
L’annonce de son embauche par TQS est un grand coup pour une télévision qui en a vraiment besoin. Une chaîne qui a coupé l’année dernière la plupart de ses services autant en région que dans la métropole. Une télévision pour qui les nouvelles (l’information) ne sont pas une priorité.
Un homme politique, qui se veut défenseur du peuple, tel que le clame urbi et orbi Mario Dumont, peut-il accepter l’offre d’une telle télévision ?
Mario Dumont quoique que populiste, ne peut être considéré comme un homme politique d’une grande envergure. D’aucuns diront surement, qu’il faut prendre quand même en compte son poids politique au Québec. Mais cet argument, peut être aussi valable pour plusieurs partis d’extrême droite en Europe ou ailleurs dans le monde.
En tout cas, c’est avec hâte que nous attendons «Dumont 360», c’est le nom de son émission qui sera présentée en septembre prochain.
Commentaire de Shan Chetty Voir le profil de Shan Chetty

Je dois dire que je suis assez indifférent envers le départ de Mario Dumont comme chef de l'ADQ. J’ai admiré certains aspects de sa carrière, tandis que j’ai déploré d’autres.
D’abord, j'ai une certaine admiration pour monsieur Dumont en raison du fait qu'il ait pu fonder un parti qui est devenu une force majeure sur la scène politique au Québec. De plus, pour quasiment toute l’histoire de l’ADQ, il était le seul visage reconnaissable de son parti. Le charisme et la détermination du jeune Mario Dumont lui ont permis de convaincre de nombreux électeurs.
Ceci étant dit, le plus grand défaut de l'ADQ c'est que le parti n'a jamais pu se créer une vraie identité. Le Parti Québécois est souverainiste, le Parti Libéral est fédéraliste, mais l'ADQ se positionne où au juste? Lorsque les électeurs se sont tournés vers l’ADQ, c’était souvent en rébellion contre les deux partis plus établis.
Dans les dernières années, monsieur Dumont a tenté de renforcer l’identité de l’ADQ en s’attaquant à la question des « accommodements raisonnables ». Je me souviens particulièrement de sa vive opposition à l’enseignement des grandes religions dans les écoles secondaires. Est-ce que monsieur Dumont prône l’ignorance plutôt qu’une meilleure compréhension des valeurs de chacun? Je crois que cette stratégie lui a fait perdre tout soutien qu’il avait auprès des communautés culturelles. En ce qui a trait à la diversité, j’ai été assez déçu de sa plateforme.
Maintenant que Mario Dumont a quitté la vie politique, il reste à voir quel impact il aura dans le monde de la télévision. Espérons qu’il saura retrouver le charisme qu’il avait en début de carrière.
D’abord, j'ai une certaine admiration pour monsieur Dumont en raison du fait qu'il ait pu fonder un parti qui est devenu une force majeure sur la scène politique au Québec. De plus, pour quasiment toute l’histoire de l’ADQ, il était le seul visage reconnaissable de son parti. Le charisme et la détermination du jeune Mario Dumont lui ont permis de convaincre de nombreux électeurs.
Ceci étant dit, le plus grand défaut de l'ADQ c'est que le parti n'a jamais pu se créer une vraie identité. Le Parti Québécois est souverainiste, le Parti Libéral est fédéraliste, mais l'ADQ se positionne où au juste? Lorsque les électeurs se sont tournés vers l’ADQ, c’était souvent en rébellion contre les deux partis plus établis.
Dans les dernières années, monsieur Dumont a tenté de renforcer l’identité de l’ADQ en s’attaquant à la question des « accommodements raisonnables ». Je me souviens particulièrement de sa vive opposition à l’enseignement des grandes religions dans les écoles secondaires. Est-ce que monsieur Dumont prône l’ignorance plutôt qu’une meilleure compréhension des valeurs de chacun? Je crois que cette stratégie lui a fait perdre tout soutien qu’il avait auprès des communautés culturelles. En ce qui a trait à la diversité, j’ai été assez déçu de sa plateforme.
Maintenant que Mario Dumont a quitté la vie politique, il reste à voir quel impact il aura dans le monde de la télévision. Espérons qu’il saura retrouver le charisme qu’il avait en début de carrière.
Commentaire de Zénon Mazur Voir le profil de Zénon Mazur

Je n’ai aucun doute, Mario est un excellent communicateur et il le sera également en tant qu’animateur de télévision. Mais, comme politicien il manquait de profondeur et de maturité. Il ne faut pas oublier que Mario n’a jamais gagné sa vie autrement qu’en faisant la politique ou en prononçant des discours enflammés.
Dans un certain sens, il fut « un pyromane politique » et n’a proposé rien de pragmatique. La faiblesse de son équipe n’a pas, non plus, contribué à sa réussite. Selon moi, il a de fortes chances de devenir un excellent animateur à TQS.
Bonne Chance à toi Mario dans ta nouvelle carrière!
Dans un certain sens, il fut « un pyromane politique » et n’a proposé rien de pragmatique. La faiblesse de son équipe n’a pas, non plus, contribué à sa réussite. Selon moi, il a de fortes chances de devenir un excellent animateur à TQS.
Bonne Chance à toi Mario dans ta nouvelle carrière!

















Commentaires
Marilyn Citer
Au contraire, je trouve la majorité des intervenants trop hostile envers M.Dumont. C'est la démocratie. Heureusement au Québec, tout le monde est libre de critiquer qui on veut. Je doute qu'on permette ce genre de choses dans les théocraties du golfe persique. Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.